Travaux - appartement - écologie
L'éco-rénovation d'un studio | | Bertina Minel architecture © |
Niché sous les toits d’un petit immeuble parisien, ce studio a tout de suite plu à Coralie. Décidée à transformer radicalement ce vieil appartement très énergivore, elle a fait appel à un architecte pour réaliser une rénovation complète et écologique.
Isolation inexistante, fenêtres vétustes, peintures dégradées et contenant du plomb... tout était à refaire dans ce studio parisien de 40 mètres carrés, situé au dernier étage, sous les combles. Une difficulté qui n’a pas freiné l’engouement de la jeune propriétaire Coralie, écologiste avertie, qui a décidé de faire appel à l’architecte Stéphanie Bertina Minel.
Une nouvelle isolation
Le principal problème était d’ordre thermique, selon Stéphanie Bertina Minel : "Ni les murs, ni les combles n’étaient isolés. Quant aux fenêtres, elles étaient en simple vitrage et elles laissaient passer l’air", explique l’architecte. Sur la demande de la propriétaire, le choix de l’isolation pour les murs s’est porté sur des rouleaux de chanvre de 13 cm d’épaisseur. Pour éviter toute condensation, un pare vapeur a ensuite été ajouté, avant d’être lui-même recouvert par des plaques de plâtre peintes.
Les trois ouvertures ont été remplacées par des fenêtres en double vitrage avec de bonnes performances thermiques et acoustiques : "Il n’était pas nécessaire d’investir dans du triple vitrage pour protéger du froid et du bruit, le studio donnant côté cour et le reste de l’isolation étant désormais suffisant", précise Stéphanie Bertina Minel.
Des matériaux écolos
Côté matériaux, le choix a, là encore, été motivé par une démarche écologique : "Outre le chanvre pour l’isolation intérieure et des menuiseries en bois plutôt que du PVC pour les fenêtres, la rénovation a permis de refaire l’ensemble de la plomberie et de la peinture qui contenaient, l’une comme l’autre, une haute teneur en plomb", souligne l’architecte.
Au sol, la vieille moquette a été jetée. Après avoir refait la totalité de la chape en béton allégé, pour limiter son poids, un parquet en bambou - matériau écologique par excellence pour Stéphanie Bertina Minel - a été posé dans la partie salon. Dans la cuisine, du Marmoleum - une résine naturelle à base de farine de bois et d’huile de lin posés sur un support en toile de jute - a été installé. Ce matériau a obtenu "pas moins de cinq labels de qualité environnementale", signale l’architecte.
A l’origine idéologique, la rénovation écologique de ce studio s’avère au final également économique, selon Stéphanie Bertina Minel : "Les 30.000 euros investis pour les travaux, dont 3.800 euros d’isolation, ont été atténués par l’ensemble des aides couplant crédits d’impôt et éco-prêt". Au final, l’architecte assure que le chauffage n’est allumé que ponctuellement pour une consommation annuelle qui devrait être au moins réduite, de moitié.
Fiche technique :
Rénovation écologique d’un studio
Maître d’œuvre : Stéphanie Bertina Minel
Durée : septembre à décembre 2009
Coût : entre 30.000 et 35.000 euros
|