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Extension verrière pour petite maison bretonne

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Pour accroître la surface à vivre d'une petite maison implantée sur la presqu'île de Guérande en Bretagne, l'architecte Vincent Crochet a imaginé une extension contemporaine style verrière. En plus d'agrandir le pavillon et de lui apporter de la lumière, elle le transforme complètement : elle vient le rajeunir et lui donner un vrai caractère. Reportage.
Un changement d'usage et c'est toute la maison qui se transforme... A l'origine, le pavillon de Batz-sur-Mer ne servait aux propriétaires que de maison de vacances. Elle n'était donc occupée que quelques mois dans l'année. Mais à l'heure de la retraite, ils ont naturellement eu envie de s'y installer définitivement. Seulement voilà : comme la plupart des maisons secondaires, le confort n'y était pas forcément optimal pour pouvoir y vivre toute l'année et, surtout, sa superficie réduite - seulement une centaine de m2 - ne permettait pas d'accueillir toute la famille au complet dans de bonnes conditions. Ces deux éléments, le manque de confort et de place, mais aussi l'envie que le bien reste dans le patrimoine familial pour longtemps, font germer en eux l'idée de réaliser des travaux. Ils vont finalement décider de les faire réaliser par Vincent Crochet, architecte trouvé par le biais de Camif Habitat*.
Une extension comme une verrière contemporaine
En plus des chambres trop petites, le professionnel identifie un autre problème : un manque flagrant de lumière. "Les pièces n'étaient agrémentées que de toutes petites ouvertures. Le salon, surtout, était très étroit et exigu", rapporte-t-il. Sa solution ? Surélever le bâtiment, créer une extension côté jardin et revoir entièrement l'aménagement intérieur. Bref, un changement radical et à tous les niveaux. Surtout sur le plan architectural car la solution envisagée est d'agrandir le pavillon en venant y ajouter un volume largement vitré en façade et en toiture, presque comme une verrière. Implanté à la perpendiculaire par rapport à la toiture existante, il réoriente complètement la maison et transforme sa silhouette. "J'ai poussé les propriétaires à sortir de l'image classique de la véranda. Ce qu'ils ont accepté sans trop de difficulté d'ailleurs", explique Vincent Crochet.
Une écriture contemporaine pour un petit pavillon breton de facture classique, il fallait oser mais le résultat est très convaincant, sûrement parce que l'architecte a pris un soin particulier à lier, à fusionner même, les deux bâtiments, l'ancien et le nouveau. "La façade avant de la maison a été retravaillée dans le même style que la façade arrière, elle a été agrémentée d'une casquette noire qui fait directement écho au bardage côté jardin".
Découvrez plus de détails sur cette réalisation dans la suite de notre reportage et plus de photos...
A noter que cette réalisation a reçu la médaille d'argent catégorie réalisations remarquables - Rénovation dans le cadre du Challenge de l'habitat innovant 2017 organisé par LCA-FFB. Découvrez le palmarès complet ici.
 
*Camif Habitat aide les particuliers à réaliser leurs travaux
Depuis 1982, Camif Habitat aide à concrétiser les projets de rénovation, d'extension ou d'aménagement des particuliers. L'entreprise les oriente vers un maître d'œuvre qualifié, le plus proche de chez eux, susceptible de réaliser les travaux. Le professionnel prend le projet en main de A à Z : depuis sa conception jusqu'à sa réalisation. Il planifie et coordonne le chantier, en assure le suivi et, surtout garantit son bon déroulement. Un accompagnement personnalisé à toutes les étapes du projet.
Extension verrière pour petite maison bretonne

L'existant : un petit pavillon des années 90

L'existant : un petit pavillon des années 90
L'existant : un petit pavillon des années 90 © Camif Habitat
A l'origine : un petit pavillon d'une centaine de m2 implanté à Batz-sur-Mer, sur la Presqu'ile de Guérande en Bretagne. Construit dans les années 1990, il commençait à présenter un visage défraîchi et un confort vétuste. Ces inconvénients qui ne sont pas gênants au demeurant pour une résidence secondaire, le sont devenus lorsque les propriétaires ont décidé de s'y installer définitivement. Pour qu'ils puissent s'y sentir bien à l'année et accueillir toute la famille au complet, une importante vague de travaux était nécessaire. Ils ont été supervisés par l'architecte Vincent Crochet, trouvé par l'intermédiaire de Camif Habitat.
L'existant : un petit pavillon des années 90

Création d'une extension verrière côté jardin

Une extension verrière côté jardin
Une extension verrière côté jardin © Camif Habitat/Vincent Crochet Architecture
L'un des points noirs de la maison existante étant son manque de luminosité, l'architecte a proposé l'ajout d'une extension très largement vitrée côté jardin. Elle prend la forme d'une verrière grande hauteur habillée de bardage noir qui occupe la moitié du pignon du nouveau bâtiment, bref une écriture très contemporaine qui vient bousculer, réveiller l'existant. Une idée audacieuse car radicale qui a cependant été tout de suite acceptée par les propriétaires.
Création d'une extension verrière côté jardin

Une surélévation côté rue

Une surélévation côté rue
Une surélévation côté rue © Camif Habitat/Vincent Crochet Architecture
Parallèlement à cette extension créée à l'arrière qui amène espace et lumière, quelques interventions ont également été menées côté rue sur la maison existante. Une surélévation a permis de revoir à la hausse les proportions de l'habitation. "Nous sommes montés au plus haut de ce qui pouvait être fait sur le terrain, c'est-à-dire à près de 4 mètres", indique Vincent Crochet. Par ailleurs, pour harmoniser la silhouette de la maison, l'architecte a également complètement retravaillé l'esthétique de sa façade de ce côté là. Il est notamment venu y ajouter une casquette noire qui rappelle le bardage de l'extension côté jardin.
Une surélévation côté rue

Des travaux d'envergure

Des travaux d'envergure
Des travaux d'envergure © Camif Habitat
Des travaux d'envergure ont été entrepris puisqu'il a fallu surélever le bâtiment existant d'un côté, l'agrandir de l'autre en construisant l'extension et au final, totalement le réaménager et le repenser. L'architecte l'a fait en donnant la priorité à la lumière et à l'espace, conformément aux souhaits des propriétaires.
Des travaux d'envergure

Une extension grande hauteur

Des espaces ouverts tournés vers l'extérieur
Des espaces ouverts tournés vers l'extérieur © Camif Habitat
L'extension vient prendre position à environ un mètre de distance et est implanté à la perpendiculaire par rapport au bâtiment existant. Comme la surélévation côté rue, elle monte au plus haut de ce qu'il était possible de faire sur le terrain, à savoir quatre mètres. Grâce à elle, la maison est passée d'une centaine de m2 à plus de 174 m2.
Une extension grande hauteur

Dégager des vues et des perspectives

Dégager des vues et des perspectives
Dégager des vues et des perspectives © Camif Habitat
Afin de dégager un maximum d'espace à l'intérieur du bâtiment existant, la trémie de l'escalier a été déplacée et un mur de refend a dû être abattu. Pour éviter une fragilisation de l'édifice, une poutre IPN a été installée. Elle n'est pas cachée mais a été peinte en noir, nouveau clin d'œil au bardage extérieur (voir photo suivante).
Dégager des vues et des perspectives

Des espaces ouverts tournés vers l'extérieur

Des espaces ouverts tournés vers l'extérieur
Des espaces ouverts tournés vers l'extérieur © Camif Habitat
La fameuse poutre IPN, venue remplacer le mur de refend de l'habitation existante et peinte en noir pour créer un jeu d'échos entre l'intérieur et l'extérieur. A l'arrivée, l'architecte a réussi à créer des vues et des perspectives qui étaient complètement inexistante dans la configuration d'origine.
Des espaces ouverts tournés vers l'extérieur

Des façades travaillées par demi-pignons

Des façades travaillées en demi-pignons
Des façades travaillées en demi-pignons © Camif Habitat
L'architecte a travaillé les façades de la maison par demi-pignons. Chaque façade côté rue et côté jardin est divisée en deux, une manière de donner du rythme à l'habitation mais aussi et surtout de faire un clin d'œil à l'architecture locale de la presqu'île de Guérande. "Les façades de beaucoup de bâtiments ici, notamment le musée des marais salants mais aussi plus généralement les hangars à sel, sont traitées sur le mode vertical", explique Vincent Crochet. Il s'en est donc naturellement inspiré pour le projet.
Des façades travaillées par demi-pignons

Une façade à deux visages

Une façade à deux visages
Une façade à deux visages © Camif Habitat
La façade présente un double visage : vitré d'un côté et maçonné de l'autre. Pour accentuer encore plus ce double visage, l'architecte a utilisé deux revêtements différents : bardage noir imitation zinc à gauche et crépi blanc à droite.
Une façade à deux visages

Un accès agrandi et plus direct sur l'extérieur

Un accès direct sur l'extérieur
Un accès direct sur l'extérieur © Camif Habitat
A l'origine, la maison ne s'ouvrait sur l'extérieur que via une simple porte-fenêtre à double battant. La maison dispose désormais de trois grandes ouvertures, deux baies vitrées en façade et une sur le côté. De quoi renouer véritablement avec le jardin.
Un accès agrandi et plus direct sur l'extérieur

Des apports de lumière maximisés

Des apports de lumière maximisés
Des apports de lumière maximisés © Camif Habitat
En plus des nombreuses baises vitrées dont la maison dispose maintenant, elle est également agrémentée d'une verrière en toiture, idéale pour faire profiter aux occupants de la lumière zénithale.
Des apports de lumière maximisés

Même double visage pour la façade avant

Même double visage pour la façade avant
Même double visage pour la façade avant © Camif Habitat
La façade avant a été traitée de la même manière que la façade arrière : sur le mode de la dualité et de la verticalité. Cependant, cette fois, le bardage noir a été remplacé par un crépi d'une couleur légèrement plus foncé, permettant de distinguer un pignon par rapport à l'autre. On remarque également qu'une casquette noir horizontale, installée pour protéger l'entrée, vient casser le rythme vertical. Bref, on reste dans l'harmonie mais sans la monotonie !
Même double visage pour la façade avant

Extension verrière pour petite maison bretonne : fiche technique

Extension verrière pour petite maison bretonne
Extension verrière pour petite maison bretonne © Camif Habitat
Programme : Extension, surélévation et réaménagement total d'une résidence secondaire à transformer en habitation principale
Maître d'œuvre : Vincent Crochet Architecte (Réseau Camif Habitat)
Lieu : Batz-sur-Mer, presqu'ile de Guérande en Bretagne
Année de construction : 1990
Surface avant travaux : 104,4 m2
Surface après travaux : 174,8 m2
Coût total de la rénovation : 277 714 €
Coût de la rénovation par m2 : 1.589 €
Il est possible d'étendre votre maison avec la création d'une véranda à un prix plus raisonnable, comme l'explique Travaux à Part.
Extension verrière pour petite maison bretonne : fiche technique
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