De la musique à l'architecture
2007 comme 2008 ont été marquées par l’actualité d’Andrée Putman : elle signe des résidences privées (notamment la fameuse maison de Tanger du couple BHL-Arielle Dombasle), des boutiques et même des gratte-ciel, comme
The Putman à Hong-Kong, une résidence hôtelière de trente-et-un étages, dont elle a dessiné le design extérieur et l’architecture intérieure. Qui pourrait croire aujourd’hui qu’elle a commencé comme musicienne ? Diplômée du conservatoire avec un professeur nommé Francis Poulenc, elle devient finalement coursier pour le magazine de mode Fémina, avant de s’occuper de stylisme de plateau. En devenant directrice artistique des rayons maison, elle promeut ensuite
"l’entrée de l’art chez Prisunic." Puis ce sont les agences de style où elle se fait rapidement un nom :
Mafia puis la société
Créateurs et Industriels, qu’elle crée avec Didier Grumbach. Elle y permet les rencontres entre les attentes du grand public et les créations contemporaines.
Elle le dit elle-même, elle s’inscrit à "
l’écart". Et au début des années 80, c’est ce nom, trouvé
"joli", qu’elle choisit pour son agence. Avec
Ecart International, elle réédite, au début des années 80 et avec succès, du mobilier injustement oublié signé Eileen Gray, Mallet Stevens ou encore Chareau.
"Ecart", un nom qui, à l’envers, se lit également
"trace" explique-t-elle (
l’Express, 11 novembre 2006). Et des traces, elle en laisse sans conteste ! Récemment, en plus de ses projets architecturaux, elle a signé une nouvelle collection d’argenterie et de bijoux avec Christofle, un seau à champagne pour la Veuve Clicquot, ou encore a réinventé le
Steamer Bag de Louis Vuitton. Aujourd’hui, l’agence Andrée Putman, basée à Paris, exporte son savoir-faire aux quatre coins du monde !
www.agenceputman.com