De la ferme à la maison design
Le Clos du Gusquel : invitation au repos
VRP, enseignante… Sylvie a exercé de nombreux métiers avant d’évoluer aux côtés de son mari, architecte. En 2004, l’envie de changer de nouveau d’orientation professionnelle s’immisce… Le résultat en est une superbe maison d’hôtes aux lignes contemporaines située en plein bocage breton.
Adeptes des chambres d’hôtes, Sylvie et Xavier ont longtemps cherché la perle afin de réaliser celle dont ils rêvaient. « Notre maison de Vannes, très contemporaine, ne me permettait pas d’accueillir des hôtes par l’impossibilité qu’il y avait de faire une extension. En plus, mon désir était de retourner à la campagne ! » Le couple se met alors en prospection. « Nous avons commencé à chercher avec des critères clairs, la maison devait être à la campagne mais dans un rayon de 15 km maximum de Vannes où Xavier a son agence. Nous voulions également un bâtiment ayant une histoire, un vécu et qui autorisait une extension contemporaine ou bien la possibilité de faire des percements car j’ai toujours vécu avec de larges baies vitrées et je ne voulais pas renoncer à cette luminosité. » Enfin le couple veut avant tout une belle vue sans vis-à-vis...
Le Clos du bonheur
Sylvie et Xavier ont un coup de coeur sur le Clos du Gusquel, une ancienne ferme composée de trois bâtiments : une longère en pierre, une étable (« les vaches laitières sont parties en Septembre 2004, les travaux ont commencé le 1er Octobre 2004 ! » s’amuse Sylvie), une maison d’habitation et surtout « une magnifique vue sur la campagne rythmée par des haies bocagères aux chênes centenaires. Xavier avec son œil avisé d’architecte a tout de suite vu le parti qui pouvait en être tiré. » Dans un premier temps, la maison d’habitation est revendue au beau-frère de Sylvie, qui de son côté, mise sur une formation afin de faire évoluer son projet. « J’ai suivi une formation au CFPPA de Pontivy « accueil touristique en milieu rural » : gestion (mon DUT de gestion était très, très loin dans mon esprit.) Je me suis également documentée sur l'histoire de la Bretagne, je suis allée à la rencontre de tous les partenaires du tourisme (institutionnels et labels…). Ce n’est pas un passe-temps que je voulais avoir mais un véritable métier. Pour aller jusqu’au bout de ma démarche je me suis inscrite au Registre du Commerce. J’adore ma région, mon département et je voulais avoir en main tous les outils pour la promouvoir au mieux. »
Transformation de la ferme : que de travail !
« L’étable n’était qu’un grand espace (un loft pour vaches !) ponctué par des poteaux et des poutres maîtresses avec un étage pour engranger le grain. Ce n’était qu’une enveloppe et tout à l’intérieur était à concevoir. » Le bâtiment ne dispose que de très peu d’ouvertures mise à part une large porte de chaque côté. On retrouve dans la construction actuelle les proportions de l’ancienne ferme, « les dimensions de nos pièces correspondent à l’écart qu’il y a entre chaque poteau qui ont été « fondus » dans les cloisons. » Tout le mur Ouest est abattu. Au rez-de-chaussée des baies vitrées sont installée. Quant à l’étage il est reconstruit en ossature bois afin d’améliorer au maximum l’isolation thermique. Entre œil d’archi et œil de décoratrice, Sylvie a fait son choix ! « Sur toutes les parties en ossature bois nous avons choisi des planches en châtaigner qui ont été lasurées en noir, rappel d’un passé où les dépendances étaient huilées avec les huiles usagées des tracteurs. » Le couple a le souci de conserver au mieux les éléments du passé en les « magnifiant » par une restauration contemporaine. Exemple avec les murs de pierres qui étaient jusqu’alors cachés sous un enduit et qui connaissent désormais une seconde jeunesse avec avoir été décrépis et rejointés à pierre-vue.
« Les travaux ont été énormes. Les entreprises ont tourné sur les 2 bâtiments pendant 1 an et demi. Le tractopelle a fonctionné à plein régime pendant 1 mois pour abattre les annexes que nous ne voulions pas conserver, comme un gros hangar. Il a fallut remodeler le terrain, enlever la végétation qui obstruait le paysage…. » Un travail de titan récompensé par la beauté qui ressurgit du lieu.
Décoration naturelle
On retrouve ce mélange d’histoire ancienne et nouvelle dans les pièces de cette maison d’hôtes mais également dans les deux gîtes attenant à la demeure. « Nous voulions offrir aux visiteurs de vrais moments de détente. La décoration a été pensée dans ce sens : douceur et calme. »
D’où des pièces épurées, simples, sans bibelots. « La décoration tient à deux éléments essentiels : la couleur des murs et les lustres qui proviennent de la Boutique d’Art (mes clients sont souvent le nez en l’air). Le reste est là par 'nécessité' ! » Le blanc est omniprésent mais « je voulais que les murs eux-mêmes apportent confort et douceur comme des bras, comme les parois d’un nid. Dans la chambre grise (gris avec une pointe de rose) et la chambre verte (gris vert) nous avons dissocié la partie tête de lit du reste de la pièce. Ce pan de mur est plus sombre et délimité par les poutres peintes trois tons plus clairs. C’est une façon de marquer une différence dans la chambre entre sa partie nuit et sa partie jour.
La chambre prune se différencie des autres par un mur de pierres qu’il a fallut dynamiser d’où une couleur prune qui reste assez sage malgré tout pour une chambre. Mais là seul le mur en tête de lit a reçu cette couleur, les autres sont blancs pour alléger l’ensemble.
La chambre familiale (qui se trouve dans un autre bâtiment et se compose de 2 chambres communicantes partageant la même salle de bain) est assez basse de plafond, les murs sont tout blancs pour ôter le sentiment de pesanteur. Par contre les poutres qui courent le long du plancher haut ont été peintes en gris pour enlever le côté austère des poutres en bois et pour ne pas appesantir le plafond.
Le studio (dans le même bâtiment) est un peu plus spacieux (25m²). Il se trouve sous la charpente de la chaumière. Les murs sont blancs pour un apport de lumière excepté un mur qui fait panneau de séparation entre la partie nuit et la partie « cuisine » salle à manger. Celui-là est rouge assez vif cela permet de donner de la hauteur à la pièce et de la vitalité, ce n’est pas qu’une chambre. »
Contemporain et écologique (géothermie, récupération des eaux de pluie, ossature en bois) le Clos de Gusquel vous invite à ouvrir une parenthèse de calme…
Plus d'infos: www.clos-du-gusquel.com
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