« La sensibilité du client doit rencontrer celle de l’architecte »
Comment s’exprime votre travail ? Comment sentez-vous ce dont a besoin votre client ?
En général, c’est le client qui apporte la solution. Je parle avec lui pour « attraper » sa demande. Quand on imagine bien la personne, on voit dans quoi il peut vivre. Si la personne en face de moi me disait « voilà, qu’est ce que vous feriez pour cet appartement », je n’y arriverais pas. Il faut qu’elle me raconte comment elle vit et ensuite j’imagine dans quelle « boîte » elle veut vivre.
On reproche souvent aux architectes d’intérieur une certaine forme de copier-coller...
Chacun a plus ou moins son style ou sa sensibilité. Il est important que le client rencontre celle de son architecte. Il faut qu’il y ait un échange entre les deux. Alors que la plupart des architectes ont développé avec la longueur de leurs études une sensibilité propre, un coach va se faire influencer par celle de son client : « vous voulez ça ? Je vais vous le faire ». C’est une manière de choisir son architecte : il faut aller vers celui dont la sensibilité vous est proche.
L’architecte doit toujours être au courant de ce qui se passe, des nouveaux produits, des nouveaux modes de vie, pour se renouveler spontanément et alimenter son style. Il est juste qu’il y a quelques répétitions : pour le « SOS Maison » par exemple, quand il y a les mêmes problématiques, il est logique qu’il y ait la même solution… J’ai ma façon de m’exprimer.
Justement, quelles sont vos techniques de prédilection ?
Cela évolue ! En revanche, j’ai des obsessions dans la méthode, celle du rangement par exemple. Les gens sont ensuite libres pour meubler ou peindre. Je m’intéresse plus au volume qu’à la couleur. J’aimais bien les faux plafonds, pour avoir de la lumière et des volumes. Mais actuellement, j’aurais tendance à aller plus vers l’essentiel, plus brut. Si on a un beau mur, on le garde : on ne va pas le doubler ou l’habiller, il
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