Toiles de Mayenne, au fil du temps
Spécialisée dans le tissu de décoration et d’ameublement haut de gamme, Toiles de Mayenne propose une multitude de matières et de couleurs pour habiller votre intérieur. Tisseur depuis 1806, la marque a su conserver tout son savoir-faire pour créer des tissus sur mesure et de qualité au gré de vos envies… le tout dans un lieu unique teinté d’histoire !
C’est dans le village de Fontaine-Daniel, petite clairière du bois de Salert nichée au cœur de la campagne mayennaise, que Toiles de Mayenne a vu le jour. En 1806, Jean-Pierre Horem, négociant parisien, fuit la capitale, trop coûteuse, pour racheter l’enclos de l’abbaye de Fontaine-Daniel, alors bien national depuis 1791. Profitant du savoir-faire textile mayennais, il y fonde une filature de coton à grande mécanique, une fabrique de tissage ainsi qu’un atelier de blanchissage. L’usine se développe rapidement. Six ans plus tard, elle emploie déjà 760 ouvriers et tisserands à la main.
Début 1814, Jean-Pierre s’unit à Louise Sensitive Armfield, jeune émancipée qui gère alors une manufacture à Vire. Premier établissement textile de Mayenne, l’usine fait déjà référence. A la mort de son mari en 1830, Sensitive Armfield reprend les rênes de la société. Elle marie sa nièce à Martin Denis, un marchand de vin parisien qui s’installe à Fontaine-Daniel en 1832 pour y diriger la filature et le tissage.
Une histoire teintée d’humanisme
Fil conducteur de la direction, l’aspect social contribue en partie au succès de l’entreprise. Soucieux du bien-être de leur personnel, les dirigeants édifient en effet dès 1832 trois bâtiments qui logeront un nombre important d’employés afin de leur éviter les longues distances à pieds. La création d’une salle des fêtes, une bibliothèque et même une école laïque suivront. Afin d’offrir un lieu de prière aux employés, une chapelle sera même édifiée en 1939, au-dessus de l’étang par les ouvriers avec du granit extrait sur place ! Jusqu’en 1975, les dirigeants de l’entreprise s’attacheront ainsi à concevoir maisons individuelles et autres immeubles en pierre… qui font aujourd’hui encore la beauté et la richesse de ce village de 500 âmes.
Des tissus à vivre
Dès 1901, l’usine qui fabrique uniquement des tissus écrus, se lance dans la teinture du fil pour les chemises et les doublures de vêtements. Car à l’époque, l’usine est encore spécialisée dans l’habillement. Ce n’est qu’après la guerre qu’elle se diversifie dans le tissu d’ameublement. En 1947, l’usine construit ainsi un tissage dédié à la avec 60 métiers à tisser Northrop. La marque Toiles de Mayenne est déposée en 1952, date à laquelle un service de confection voit le jour.
Telle ses tissus, l’entreprise saura résister au temps et aux modes. 200 ans et sept générations plus tard, elle est toujours dirigée par des descendants de Jean-Pierre Horem : la famille Denis.
Depuis, une soixantaine de personnes continuent à Fontaine-Daniel d’ourdir, de teinter et de tisser afin de proposer 800 couleurs ainsi qu’un tissu haut de gamme adaptés à la déco et aux tendances actuelles ! Coupeuses, couturières, repasseuses, finisseuses…une cinquantaine de personnes s’affairent également à l’atelier de confection pour réaliser toutes commandes sur mesure de rideaux, stores, coussins et autres jetés de lit.
De fil en aiguille, la famille Denis a ainsi su tisser sa toile pour aujourd’hui parvenir à un véritable réseau de boutiques et de corners «Toiles de Mayenne», en France bien sûr, mais aussi à Madrid, Salzbourg, Rome, Helsinki et même Seattle et Sydney. Le souhait de Grégoire Denis, actuel PDG ? «Que l’histoire continue ici»…
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