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Dans quelle ville le pouvoir d'achat dans l'immobilier est-il le meilleur ?

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Afin d'apporter un éclairage sur le pouvoir d'achat immobilier des Français, ville par ville, les réseaux immobiliers MeilleursAgents.com et Empruntis.com ont réalisé conjointement, pour la première fois, une étude en tenant compte des revenus réels des ménages. Découvrez le top dix des villes où il fait bon devenir propriétaire.
Avec cette étude, MeilleursAgents.com et Empruntis.com ont souhaité apporter une visibilité sur le pouvoir d'achat immobilier des français, ville par ville. Sans surprise, l'étude démontre qu'il est aujourd'hui de plus en plus difficile d'emprunter mais souligne que la crise économique a un double effet : d'un côté, les établissements prêteurs deviennent exigeants, de l'autre, étant eux-mêmes en difficulté, ils sont à l'affût de nouvelles parts de marchés, un paradoxe qui crée une anxiété et des opportunités des deux côtés : prêteurs et acheteurs.
La suite de l'article en pages suivantes.
Le nombre de m² achetables par un ménage moyen et par ville*
1er ex-aequo : Rennes et Strasbourg avec 62 m² pour un revenu moyen de 2.626 € et pour un prix moyen de 2.380 € / m2 à Rennes et 2.665 € et 2.423 / m2
2e : Nantes avec 58 m² pour un revenu moyen de 2.722 € et pour un prix moyen de 2.671 € / m2
3e ex-aequo : Lyon et Toulouse avec 55 m² pour un revenu moyen de 3.077€ et pour un prix moyen de 3.181 € / m2 à Lyon et 2.626 € et 2.677 € / m2 à Toulouse.
4e : Bordeaux avec 53 m² pour un revenu moyen de 2.626 € et pour un prix moyen de 2.894 € / m2
5e : Marseille avec 51 m² pour un revenu moyen de 2.461 € et pour un prix moyen de 2.691 € / m2
6e : Lille avec 46 m² pour un revenu moyen de 2.839 € et pour un prix moyen de 2.948 € / m2
7e : Nice avec 38 m² pour un revenu moyen de 2.628 € et pour un prix moyen de 3.930 € / m2
8e : Paris avec 31 m² pour un revenu moyen de 4.710 € et pour un prix moyen de 8.495 € / m2
*taux d'emprunt entre 4.15 et 4.20%
Dans quelle ville le pouvoir d'achat dans l'immobilier est-il le meilleur ?

Le crédit, l'étau se resserre

étude pouvoir d'achat
étude pouvoir d'achat © MeilleursAgents.com / Empruntis
Le résultat est sans conteste : aujourd'hui, plus que jamais, pour octroyer un crédit, les banques appliquent les critères "stricto-sensu". Quasiment plus aucune d'entre elles ne prête sans apport de la part de l'acheteur, celui-ci devant couvrir au minimum les frais de notaire, soit environ 10% du montant total de l'achat.
"Dire aujourd'hui, à M. et Mme Tout le monde que l'on peut emprunter sans apport est faux. Il y a bien sûr quelques exceptions, par exemple pour un jeune adulte qui sort d'une grande école de commerce comme HEC et dont on sait qu'il gagnera bientôt très bien sa vie, mais les exceptions sont rares et très balisées", nous explique Maël Bernier, porte-parole d'Empruntis.com.
Par ailleurs, les durées d'emprunt très longues (25-30 ans) ne sont presque plus proposées ou à des taux très dissuasifs. On note ainsi que la durée moyenne du crédit s'élève aujourd'hui à 20 ans. Les organismes de cautionnement mutuel procèdent systématiquement à une étude très approfondie des dossiers : stabilité financière et professionnelle, capacité d'épargne avant/après emprunt, gestion de comptes saine etc...
Quelques points positifs
A contrario, dans ce contexte difficile, quelques points positifs apparaissent dans l'étude. Les taux sont, par exemple, en légère baisse : 3,95% sur 15 ans et 4,20% sur 20 ans pour un taux moyen, et des décotes supplémentaires possibles (jusqu'à -0,20 %). Une baisse dont bénéficient également les OAT (Obligations assimilables au trésor), sur lesquels se basent les taux fixes.
Conclusion : les banques prêtent encore, car le crédit immobilier reste le moyen le plus efficace de capter une nouvelle clientèle. Comme le précisent MeilleursAgents.com et Empruntis.com : "On prête moins cher, mais on prête toujours avec prudence".
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Le crédit, l'étau se resserre

La situation du marché

La situation du marché - étude pouvoir d'achat
La situation du marché - étude pouvoir d'achat © MeilleursAgents.com / Empruntis
Certaines tendances de fond ont des effets sur l'offre et la demande. Par exemple, la croissance démographique, la "valeur refuge" que représente l'immobilier favorisent la demande, tandis que l'allongement de la durée de vie ou les normes environnementales réduisent l'offre.
Certains phénomènes sont venus compliquer la situation depuis six mois, comme l'expliquent MeilleursAgents.com et Empruntis.com. La fin du PTZ+ dans l'ancien, les difficultés d'accès au crédit, la montée du chômage et l'attente de la baisse des prix, entraînent une baisse générale de la demande.
Sur 25% de dossiers financés en septembre 2011 avec PTZ+, la suppression du prêt à taux zéro dans l'ancien a désolvabilisé 8% des emprunteurs. Par ailleurs, si les prix baissaient de 10%, 20% d'entre eux seraient à nouveau solvables, tandis qu'avec une baisse de 20%, ils seraient plus d'un tiers à pouvoir à nouveau emprunter.
Moins d'acheteurs en 2012 ?
L'offre baisse, elle aussi, en raison du durcissement de la fiscalité, de l'attentisme pré-électoral et du peu de logements neufs. Tous ces facteurs représentent 30% d'acheteurs en moins en 2012, où 680.000 transactions, dans le neuf et l'ancien, sont prévues. Dans les meilleures années, elles s'élevaient autour de 800 à 850.000.
Les prix commencent à baisser eux aussi (de 5 à 15%), et la durée de vente double, selon l'étude. Le marché est donc moins fluide mais pas bloqué, l'élection présidentielle crée cependant une parenthèse empêchant d'avoir une visibilité claire sur l'avenir.
Le pouvoir d'achat immobilier dépend de nombreux critères dont, entre autres, les revenus, le prix au m2 ou encore le taux d'intérêt. Et ces facteurs dépendent eux-mêmes en grande partie du lieu où l'on vit. Il apparaît ainsi qu'en 2012, un ménage parisien, avec un revenu mensuel moyen de 4.710 € et un prix moyen du m2 à 8.495 €, pouvait acheter un 31 m2 à un taux de 4,20%. Un ménage strasbourgeois ou rennais, peut, quant à lui, acheter un 62 m2 avec un revenu mensuel d'environ 2.600 € et quasiment le même taux d'emprunt. Les Parisiens, malgré des revenus très nettement supérieurs à la moyenne sont donc les grands perdants !
La situation du marché
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