Taux de crédit bas : le budget d'achat immobilier moyen en hausse

    Publié le 19 septembre 2016 par R.N.-B.
    Immobilier immeubles ancien neuf
    Immobilier immeubles ancien neuf © MAP
    Les taux d'intérêt historiquement bas permettent aux Français de revoir à la hausse le montant de leur investissement immobilier. Avec 10.000 euros de plus qu'en août 2016, ils préfèrent choisir une résidence principale à leur goût, plutôt que d'économiser sur leurs mensualités. Décryptage.
    Historiquement bas. C'est ainsi que l'on parle des taux d'intérêt des crédits immobiliers depuis maintenant plus d'un an. Et pour cause : leur valeur ne cesse de baisser mois après mois, atteignant des niveaux plus qu'alléchant pour les particuliers qui souhaitent devenir acquéreurs de leur résidence principale - ou secondaire.
    En réaction, le marché de l'immobilier a repris de très belles couleurs. Mais, contrairement à ce que l'on pourrait croire, ces taux de crédit bas ne permettent pas aux foyers de payer moins cher pour leur logement... mais d'investir dans un bien plus grand et plus cher qu'ils n'auraient pu le faire il y a quelques mois.

    Un budget en hausse de 10 à 12.000 euros

    En effet, d'après les chiffres de la Cafpi sur le profil des emprunteurs à la rentrée 2016, "le montant moyen de crédit s'envole", passant de 166.000 euros en août à 175.000 euros pour les primo-accédants, et de 185.000 euros à 198.000 euros pour les autres accédants.
    Plus de 10.000 euros de plus dans le budget consacré à l'achat - une somme qui, si elle ne correspond qu'à un ou deux mètres carrés supplémentaires à Paris et en petite couronne, équivaut à un logement de plus haut standing partout ailleurs. La baisse des taux aurait donc un effet direct sur le confort des particuliers, qui ont ainsi la possibilité de trouver le bien de leur rêve : une piscine, une pièce en plus, un balcon, un parking, etc.

    En majorité, une résidence principale dans l'ancien

    Et qu'achètent majoritairement les nouveaux propriétaires ? Un bien ancien (80%) plutôt que neuf. Et une résidence principale (50%) plutôt qu'un investissement locatif (9%) ou qu'un logement secondaire (2%). 39% des ventes sont des premiers achats de résidence principale - les primo-accédants confirment donc leur retour sur le marché.
    Enfin, la durée d'emprunt moyenne baisse de 4 mois par rapport au mois d'août 2016 : 232 mois pour les primo-accédants, 207 pour les autres acquéreurs. L'achat coûte environ 4,4 années de revenus, 5 ans pour les primo-accédants.
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