Restauration
La forteresse de Chinon s'offre une nouvelle jeunesse
La forteresse royale de Chinon est constituée de plusieurs bâtiments qui ont été transformés au fil des siècles. Les restaurations entreprises aujourd'hui par le Conseil Général d'Indre-et-Loire visent à redonner son aspect d'origine à cette construction. Maison à Part a eu la chance de visiter une partie de la forteresse.
Pas de tapis rouge pour les visiteurs de la forteresse royale de Chinon, l'entrée se fait par une petite porte dérobée donnant sur les douves séparant le fort du Coudray du château du Milieu. Les travaux entrepris par le département d'Indre-et-Loire il y a quelques années ont rencontrés des difficultés quant au transport des pierres et à la circulation des engins de chantier. L'entrée habituelle, la plus grande, a donc été condamnée au publmic en raison des travaux. Lors de la traversée du fossé, on se retrouve prisonnier à gauche de l'escarpe ouest du château du Milieu, à droit de la contrescarpe est du fort du Coudray et en hauteur par un grand pont de pierre. Quelques escaliers plus tard, la tour de Boissy nous permet de quitter les douves pour se retrouver dans la partie du fort du Coudray. Construite au XIIe siècle par Philippe Auguste comme dépôt d'arme, elle abrite aujourd'hui une reproduction en plâtre de sa statue de la cathédrale de Reims.
Arrivé dans le fort, on peut voir à gauche la tour du moulin, construite au XIIe siècle afin de défendre le fort et qui fut transformée sept siècles plus tard en un moulin à farine. Le donjon du Coudray quant à lui, surplombe majestueusement le fort, les logis royaux ainsi que le château du milieu. Récemment restauré, nous avons le privilège d'y monter : les marches en pierre sont encore humides de leur récente mise en place. L'architecture de la tour est typique des installations militaires de l'époque., Le Conseil Général a voulu restaurer le donjon, construit au XIIIe siècle, avec le dispositif de base qui est l'accès par le premier étage.
Un musée en l'honneur de Jeanne d'Arc
La traversée du pont de pierre nous rapproche peu à peu des échafaudages qui cernent les logis royaux et la grande salle. Au Moyen-âge, se trouvait à cet endroit un pont-levis que l'on relevait en cas de siège complété d'une partie fixe en bois qui était brûlé afin de forcer les assaillants à descendre dans les douves. Après s'être protégé avec un casque, direction les escaliers des logis royaux qui nous mènent à de grandes salles en cours de rénovation. Ces bâtiments ont été construits au XVe siècle grâce à Marie d'Anjou sur des fondations datant du XIIe siècle. Mais à l'origine, trois ailes constituaient cet ensemble dont la salle de la Reconnaissance. Elle porte ce nom en mémoire de la rencontre entre Jeanne d'Arc et Charles VII en 1429.
En continuant de longer le rempart sud, on peut voir que des jardins on été aménagés un peu partout pour les visiteurs. Au bout du chemin, nous passons sous la tour de l'horloge. Erigée au XIIe siècle, elle a été restaurée sur sa partie haute au XIVe siècle. Aujourd'hui, elle abrite un musée consacré à Jeanne d'Arc sur trois niveaux et abrite encore l'ancien mécanisme actionnant la cloche Marie Javelle. En passant le chemin reliant le château du milieu au fort Saint-Georges, on peut voir qu'il y a eu beaucoup d'effondrements et de glissements de terrains. Le guide nous apprend que la route longeant le fort a été construite sur du sable ce qui a été très problématique lors des rénovations. En ce qui concerne le fort Saint-Georges, le Conseil Général a découvert qu'il avait abrité de vastes bâtiments qui auraient été construits par Henri II Plantagenêt. Une chapelle fût construite au XIIe siècle dédiée à Saint-Georges qui donna son nom au fort.
Pour découvrir la forteresse royale de Chinon, cliquez sur suivant.
www.forteresse-chinon.fr
Des pièces d'ingénierie médiévale
Dans l'œil du compas, entreprise spécialisée dans la construction et l'ingénierie médiévale, a entreprit de fabriquer une machine de levage comme on en utilisait au XIIIe siècle lors des premières constructions de la forteresse. Après la fabrication d'une maquette au 1/5e, la construction grandeur nature commence en respectant le savoir-faire de l'époque. Par exemple, les boulons n'existaient pas, pour cette raison, les machines actuelles sont donc construites avec le système de serrage à l'ancienne. "Le tout est de travailler en proportion et non pas en mesure. Cette notion n'existait pas encore vraiment à l'époque", confie Christophe Nevoso, créateur de l'entreprise. Un travail technique qui en étonnera plus d'un !
http://dansloeilducompas.free.fr
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