L'équipement du fuur
Le voile se lève sur l'électroménager de 2020
Les noms des gagnants du concours Design Lab, organisé par Electrolux, ont été révélés mercredi dernier. Leurs prototypes seront peut-être les pièces maîtresses de notre intérieur demain…
Une machine à laver sans lessive, un évier avec option lave-vaisselle, un réfrigérateur où chaque aliment disposerait de son propre compartiment… Les designers du concours Design Lab ont cette année encore fait preuve d’une imagination débordante !
Pour cette 5e édition, Electrolux n’avait pas changé les règles : des étudiants du monde entier, inscrits dans des écoles de design, avaient été invités à trouver des solutions design et innovantes pour la maison, pouvant être mises en œuvre dans les 20 années à venir. "Ce concours donne une chance à de jeunes designers de se faire connaître. C'est également un bon moyen d’élargir notre horizon" explique Stéphanie Botte, responsable de la communication d’Electrolux.
"Green solutions"
Seule variante : le thème. Après le "manger sain" de l’année précédente, les candidats ont dû, cette fois, orienter leur réflexion sur le développement durable. Ils devaient mettre au point "des produits destinés à des personnes souhaitant vivre en harmonie avec leur environnement." Le jury - composé de quatre personnalités du monde du design particulièrement concernées par les problèmes environnementaux - a été séduit par le "e-Wash", une machine à laver dans laquelle des noix viennent se substituer aux produits traditionnels de lavage. Autre prototype ayant retenu l’attention : une cocotte solaire* inventée par une Française de 21 ans, inscrite à l’Ecole nationale supérieure de création industrielle. La dernière bonne surprise est venue de Chine. Il s’agit d’un réfrigérateur à compartiments permettant de séparer les aliments et de les mettre chacun à des températures différentes. Un petit bijou à la fois technique et esthétique !
Commercialisation en 2020 ?
Le gagnant du concours, un jeune étudiant hongrois, s’est vu remettre la somme de 5.000 € et va pouvoir bénéficier, en prime, d’un stage de six mois dans un centre de formation d’Electrolux. Pour ce qui est de la commercialisation, il lui faudra faire preuve de patience ! Le gagnant de la 3e édition, qui avait élaboré un système permettant de désodoriser les chaussures, vient tout juste d’apprendre que son produit serait commercialisé. Sortie prévue : en janvier 2009.
*Trois questions à Laura Pendelle, 21 ans, designer française, gagnante du 2e prix
Maison à Part : Quelle est l’utilité de votre "Pebble" ?
Laura Pendelle : Il s’agit d’une cocotte solaire. Son revêtement extérieur, fabriqué dans une sorte de matière photovoltaïque, lui permet de capter l’énergie solaire et de la transformer en électricité. Une batterie est intégrée dans le couvercle de manière à accumuler l’énergie. Elle est ensuite transmise au socle qui abrite une plaque à induction. Il est donc possible de maintenir à la même température, de réchauffer ou de décongeler des ingrédients.
MAP : Pourquoi avoir orienté votre travail vers l'univers de la cuisine ?
L.P : Cette pièce est devenue le pôle technique de l’habitat. On y innove beaucoup, mais on y introduit aussi beaucoup de gadgets qui consomment trop d’énergie. Il y a un décalage évident entre la puissance des appareils et l’utilisation que l’on en fait, parfois à peine quelques secondes. Mon invention n’est pas là pour se substituer à eux mais pour coexister avec eux.
MAP : Quelle a été votre volonté en terme d’esthétisme ?
L.P : Pour ce qui est de la forme, je me suis inspirée d’un galet. J’ai souhaité créer un objet qui appelle au contact tout en essayant d’intégrer la technologie à l'enveloppe extérieure.
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