Que Choisir se défend
L’association a répondu ce mardi dans un communiqué aux critiques de la FP2E, réaffirmant la "validité de ses calculs et de ses conclusions." L’association dit donc s’être, pour ses calculs, "appuyée sur des rapports émanant des pouvoirs publics qui sont cités et sourcés par son enquête (…)" ; qu’elle "propose un compte détaillé en 67 lignes de coûts qui, au minimum, permet de cerner poste par poste les calculs" de son étude. L’UFC insiste sur ce point : "La FP2E se contente de critiquer notre étude... mais ne propose aucun compte détaillé. Elle préfère renvoyer à des comptes administratifs extrêmement agrégés, donc illisibles." Et demande ainsi la remise de ces comptes détaillés pour que le débat puisse "alors s'établir sur des bases factuelles." Enfin, l’association de consommateurs persiste et signe : "L'UFC-Que Choisir réitère son appel aux maires : la clé d'une meilleure gouvernance de l'eau reste dans les mains des élus locaux qui doivent renégocier leurs contrats et initier des baisses de prix."
La polémique enfle : la réponse à ce communiqué par la FP2E
Répondant à ce communiqué, la FP2E a déclaré à l’AFP que l’UFC avait la "volonté de nuire à tous les acteurs." L'attitude de l'association de consommateurs est "inacceptable" parce que "leurs calculs sont grossièrement faux, pas à la marge mais du simple au double" et frappés d'un "grave défaut d'objectivité", selon le vice-président de cette fédération, Antoine Frérot, également directeur général de Veolia Eau.
Répondant à l’absence de "comptes détaillés", la FP2E déclare que "les vrais chiffres sont publics. Ce sont les comptes annuels de résultat, contrat par contrat", conformément à un décret de mars 2005 "qui décrivent précisément tout ce qu'il doit y avoir, par exemple les frais de personnel, les frais d'assurance, les frais d'analyse, les impôts et taxes".
Enfin, l'UFC-Que Choisir déplore que la page de son site internet mise à disposition des entreprises pour y inscrire leurs calculs reste "blanche". La FP2E répond de son côté qu'elle n'a pas obtenu de droit de réponse à une précédente étude de l'UFC en 2006 et renvoie vers ces comptes "publics", disponibles en mairie.
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