Environnement
Récupérer l’eau de pluie, des économies intelligentes
Solution économique et écologique, la récupération d’eaux de pluie est en plein boom. Aujourd’hui les dépenses liées à l’installation de ce type d’équipements ouvrent même le droit à un crédit d’impôt. Découvrez l’installation étape par étape.
Il pleut, il pleut… des économies ? L’année 2007 aura connu un été particulièrement pluvieux. En 2003, c’était l’inverse : pourtant, pour beaucoup, la présence de réserves d’eau aurait pu pallier certaines conséquences de cette sécheresse intense. Soucieux de leur environnement, conscients de la nécessité de la préservation des ressources et, ce qui ne gâche rien, prompts à utiliser des équipements qui leur permettront de faire des économies, les Français s’intéressent ainsi de plus en plus à la récupération des eaux de pluies. Et avec raison ! Même si le retard par rapport à nos voisins est encore important – on compte en 2006, 8.000 installations en France, contre 100.000 en Allemagne – le marché décolle. Eaux de France, entreprise spécialisée créée en 1996, voit ainsi ses commandes doublées tous les ans.
"Pour le particulier, il y a trois intérêts à s’équiper, explique Jean Gustave Dubar, responsable communication de Eaux de France : économique – selon l’usage prévu, on économise de 50 à 80% de sa facture d’eau ; qualitatif – l’eau de pluie est naturellement douce (sans calcaire, ni chlore)." Le troisième intérêt est évidemment écologique: "on évite de pomper les nappes souterraines et rétentionne l’eau en cas de fortes pluies."
Le principe de fonctionnement est simple. Un système de récupération est installé à partir du toit de l’habitation. L’eau est filtrée puis récupérée dans une cuve où elle restera à l’abri de l’air, de la lumière et de la chaleur (une citerne enterrée ou non). Ensuite, elle pourra servir en usage extérieur à arroser le jardin ou nettoyer sa voiture ou encore, branchée sur un réseau secondaire, alimenter la maison pour les W.C.…
Un coût relativement réduit pour de sacrés économies !
L’installation coûte entre 5.000 et 8.000 € selon que l’on choisit un simple extérieur ou un usage complet. "On met deux jours pour équiper une maison neuve, trois sinon", explique monsieur Dubar. "Si le particulier se fait construire sa maison, l’astuce est de profiter des engins présents sur place, cela peut faire économiser jusqu’à 1.000 ou 2.000 € de location de pelleteuses", conseille-t-il.
Un crédit d’impôt en faveur des économies d’énergies et du développement durable
Et puis il y a le crédit d’impôt ! En quoi consiste-t-il ? "Depuis le 1er janvier 2007, toute installation d’équipements de récupération des eaux de pluies ouvrent droit à un crédit d’impôt de 25 %, mais restreint à l’usage extérieur." En d’autres termes, seule une partie de l’installation (la cuve, le filtre et le raccordement extérieure) permet de bénéficier de la ristourne fiscale, ce qui représente déjà de 3 à 4.000 € ! A noter qu’un projet d’élargissement de la loi devrait tout de même voir le jour prochainement.
Alors oui, il pleut des économies !
Notez que certaines consignes de sécurité doivent être appliquées, même si elles paraissent évidentes : l'eau récupérée n'est en aucun cas potable. Elle ne doit donc pas être utilisée pour des usages alimentaires. Yves Levi, président du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CHSPF), rappelle ainsi dans le rapport d'activité 2006 du Conseil qu' "aucune cause, si noble soit elle, ne doit sans des garanties absolues, permettre à une eau non potable de pouvoir pénétrer même par accident dans un réseau d'eau potable que ce soit pour l'usage de puits particuliers, de réutilisation d'eau usée ou la récupération d'eau de pluie." (à voir aussi : avis du 5 septembre 2006 du CSHPF)
Découvrez étape par étape, l’installation d’équipements de récupération d’eaux de pluie, en cliquant sur suivant.
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