Evénement
Trésors d'antiquaires au Grand Palais
Rendez-vous très attendu par les amateurs d’art, la XXIVe biennale des antiquaires vient tout juste d’ouvrir ses portes à Paris. Jusqu’au 21 septembre, la verrière du grand Palais abrite "les plus beaux objets du monde". De quoi ravir les collectionneurs.
Les exposants qui participent à la XXIVe biennale viennent des quatre coins du monde les bras chargés d’objets. Installés sous la verrière du Grand Palais, chacun d’entre eux dispose d’un espace pour exposer ses plus belles pièces. Le but étant de leur trouver, avant le 21 septembre, des acquéreurs : collectionneurs aguerris ou simples amateurs d’art. Et autant dire que, pour mettre en valeur leur précieuse marchandise, les antiquaires ne reculent devant rien. Certains ont même commencé à monter leurs stands dès le 18 août ! François Léage, antiquaire parisien spécialisé dans les meubles et objets d’art du XVIIIe siècle fait parti de ceux là. Il a recouvert les murs de sa galerie éphémère d’un décor peint sur papier marouflé de 1785. L’opération d’envergure a nécessité la création de supports spéciaux adaptés à la taille de la galerie. Le stand abrite d’ailleurs d’autres objets de grande valeur : des fauteuils estampillés Michard mais également une "très rare" commode Riesener fabriquée entre le règne de Louis XV et Louis XVI.
L’art au fil des siècles...
Chacun des 94 stands possède son lot de pièces rares : à la galerie Lefèvre, ce sont des vases en terre vernissée du célèbre Antoni Gaudi, chez Willy Huybrechts des meubles Dominique et chez Steinitz, une paire de vases ornés de bronze datant du XVIIIe siècle. Toutes les métiers d’art ou presque sont représentés : peinture, sculpture, orfèvrerie, verrerie... Des pièces uniques couvrant toutes les époques de l’histoire : depuis le Moyen-âge jusqu’au XXe siècle. "Les plus beaux objets du monde sont exposés sur 4.000 m2", commente Patrice Bellanger, marchand de sculptures des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.
Pour cette 24e édition de la biennale, ce dernier expose les bustes en marbre de Louis XIV et Marie Thérèse d’Autriche. Des œuvres "exceptionnelles" mises à prix à 600.000 euros. Une somme négociable, "dans la limite du raisonnable" précise l’antiquaire. De toute façon, en général, les ventes se ne concluent pas dès la première rencontre. Georges Lefèbre, exposant sur la biennale depuis 1959 est là pour en attester : "les collectionneurs viennent dès le début du salon pour repérer mais ils se laissent quelques jours de réflexion avant de décider". Le compte à rebours a commencé !
Pour découvrir quelques unes des pièces exposées à la biennale, cliquez sur suivant.
XXIVe biennale des antiquaires - Grand Palais
Jusqu’au 21 septembre 2008
Ouvert tous les jours de 11 heures à 23 heures
Renseignements complémentaires sur le : www.bdafrance.eu
|