PERSPECTIVES | | Kiko - MAP © |
Logement : la baisse des prix se poursuivra en 2010
Malgré quelques récentes évolutions favorables, les prix des logements en France vont continuer de baisser en 2010, de 6% en moyenne par rapport à 2009, affirme une étude de la banque HSBC France, datée du 29 juillet dernier. "Si c'était confirmé ce serait une des baisses les plus importantes depuis les années 50", a indiqué à l'AFP Mathilde Lemoine, directeur des études économiques de HSBC France. Cette année, la banque table déjà sur une baisse similaire : -5% pour les logements neufs et -7% pour les logements anciens.
Les banques savaient pour la crise des subprimes
Les banques américaines savaient que la crise des prêts immobiliers à risque ("subprime") éclaterait, même si elles n'en avaient pas prévu la gravité, affirme l’économiste Yuliya Demyanyk, d'une branche régionale de la banque centrale, qui a publié un livre intitulé "Dix mythes sur les prêts hypothécaires à risque". "Les taux de défaut étaient en hausse constante durant les six années ayant précédé l'apparition de signes visibles de la crise", a-t-elle déterminé. Toujours selon Yuliya Demyanyk, ce fait était aussi connu par ceux qui ont titrisé, c’est-à-dire revendu sur le marché ces crédits hypothécaires pendant ces années. Ces revendeurs auraient en effet ajusté les taux d'intérêt hypothécaire pour répercuter la détérioration de la qualité des prêts.
La population proche de Paris en augmentation
Pour la première fois depuis le début des années soixante, la population vivant dans un rayon de 10 km autour de Notre-Dame, Paris compris, s'est accrue, passant de 4,126 millions en 1990 à 4,39 millions en 2006, selon une étude récente de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU). Au contraire, au delà de 20 km de Notre-Dame, le mouvement s'est inversé, surtout dans les villes nouvelles, la moindre progression du parc de logements expliquant les deux tiers du ralentissement. La croissance du parc de logements a partout ralenti, sauf dans les Hauts-de-Seine, ce département devenant, depuis 1990, celui dont la population progresse le plus rapidement après la Seine-et-Marne. Parallèlement, une étude de l’Insee indique que la mobilité quotidienne des Français est en diminution dans les grandes agglomérations avec, en moyenne, un déplacement en moins tous les cinq jours. En revanche, les distances parcourues sont de plus en plus longues en dehors des grandes agglomérations avec une augmentation moyenne de 12%. Dans le détail, la distance pour se rendre dans un commerce ou une école a augmenté respectivement de 29% et 22%, et le temps pour s'y rendre de 17% et 9%, entre 1994 et 2008.
|