Visite privée
 | | Hélène Arligui © | Restructuration d’une maison de gardien
Au printemps 2006, l’architecte Hélène Arligui s’est vue confier la restructuration d’une petite maison de gardien dévastée par un effondrement de terrain. Un réaménagement original qui laisse la part belle à la lumière et la transparence.
A l’origine, une petite maison de gardien de trois pièces abandonnée au fond d’un jardin… A la suite d’un dégât des eaux et d’un effondrement de terrain, liés à la sécheresse, les propriétaires contactent Hélène Arligui, architecte, pour remettre en état et restructurer cette habitation. La mission ? Créer une maison d’appoint pour les amis pouvant accueillir des personnes âgées et pouvant également servir de lieu de travail.
Les menuiseries extérieures et les deux portes d’entrée étant condamnées, l’architecte doit engager une reprise de la maçonnerie ainsi qu’un réaménagement intérieur du rez-de-chaussée et de la mezzanine. «Avec l’effondrement de terrain, tout s’est fissuré. Il a donc fallu désolidariser la maison et doubler les murs», explique Hélène Arligui. Les deux portes d’entrée et les fenêtres ont ainsi été entièrement refaites. Elément central de la pièce unique, la cheminée a quant à elle été réenduite et modifiée afin de lui conférer un aspect plus moderne. La circulation s’articule désormais autour de cette cheminée, derrière laquelle a pris place une kitchenette délimitée par une semi-cloison en brique, matériau rappelant la tomette ancienne du sol.
Cube de verre
Mais l’originalité architecturale réside surtout dans la salle de bains. «La difficulté principale a été de chercher à apporter de la lumière dans la pièce d’eau, poursuit l’architecte. Le maître d’ouvrage voulait séparer les toilettes de la salle d’eau et la seule fenêtre qui pouvait apporter de la lumière était une baie de 40x40 à 1,40 m du sol». La maison étant accolée à deux murs mitoyens, aucune possibilité d’ouverture n’est en effet envisageable de ce côté.
L’architecte a donc opté pour une salle de bains dotée d’une paroi séparative et d’une porte coulissante en verre. «La salle d’eau est ainsi éclairée de manière indirecte par deux verres opale formant un angle à l’intérieur de la pièce». A l’intérieur de la salle de bains, Hélène Arligui a recréé des petites zones, l’une d’elles disposant notamment d’un siège afin d’accueillir une éventuelle salle d’attente.
Mais il a également fallu offrir un plafond à la salle de douche. Pour cela, l’architecte a conçu une mezzanine de 8m2 sur une partie de la maison. Un espace sous les toits qui offre ainsi une zone d’appoint pour dormir.
Telle un cube de verre, la salle de bains apporte aujourd’hui une note de transparence et de design dans un espace de 25 m2 qui a su garder son charme d’autrefois. Reste désormais à définir la fonction précise de cette petite maison au fond du jardin.
Quelques chiffres
Durée de travaux : 2 mois
Coût des travaux : 22.000 €
Surface utile : 25 m2 + 8 m2 de mezzanine
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