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Un jardin au-dessus de la tête

Par Marie Castets
,
le 28 août 2008
terrasse végétale végétation reportage
terrasse végétale végétation reportage © Stéphane Prunières
Solutionner le problème de la gestion des eaux de pluie tout en protégeant l'étanchéité de son toit et en profitant d'une vue imprenable sur un petit jardin suspendu : en Seine et Marne, la maison de Stéphane Prunières combine ces trois qualités grâce à sa toiture terrasse végétale. Reportage.
"Le rejet des eaux de pluie est un véritable problème en zone urbaine. L'intérêt d'une toiture végétale est de conserver cette eau sur le toit et de la faire pomper par une végétation", explique Stéphane Prunières. Ce père de famille de 39 ans bricoleur dans l'âme, respectueux de l'environnement et friand de techniques dites "développement durable" s'est attelé, avec l'aide de sa petite tribu, à la réalisation de sa toiture-terrasse végétale.

Un projet global

Et question "développement durable", il faut dire que Stéphane n'en n'est pas à son premier coup d'essai. Car si sa terrasse végétale a pu voir le jour, c'est dans le cadre d'un projet beaucoup plus global : "On habitait à la campagne et nous nous sommes rapprochés de la ville pour que les enfants soient plus proches de leurs centres d'intérêt sans que l'utilisation de la voiture soit systématique", raconte ce parisien d'origine, ancien salarié dans les transports converti, après une formation à l'école du potager de Versailles, à l'aménagement des espaces verts. Voilà comment la famille Prunières au grand complet se retrouve à Coulommiers, une petite ville située dans le nord de la Seine et Marne, à une soixantaine de kilomètres de Paris. La maison, dont il a réalisé les plans avec son épouse et dont l'impact sur l'environnement cherche à être le plus faible possible, est à ossature bois, isolée en ouate de cellulose. Doté de grandes ouvertures côté sud et laissant peu de prise au vent côté nord, ce "paquebot" écolo de 166 m2 intègre donc également un joli toit végétal de 30 m2 situé à l'arrière de la maison et surplombant le jardin.
Végétalisation extensive
Le toit-terasse végétalisé donne sur le jardin
Toit végétal terrasse © Stéphane Brunières
Le toit-terasse végétalisé donne sur le jardin
 
"Initialement, l'ensemble de la toiture devait être végétalisé", rappelle Stéphane Prunières. Mais les règles d'urbanisme imposent des toitures en pentes de 35 °. Or, "techniquement, végétaliser un toit en pente est beaucoup plus complexe que de le faire sur une surface plane", précise-t-il. Il se contente alors des 30 m2 offerts par le toit terrasse donnant sur la partie privative de son terrain. Les travaux démarrent fin 2006. Stéphane ne ménage pas sa peine et s'attèle lui-même à la tâche. Après avoir fabriqué une pente pour permettre l'écoulement des eaux de pluie, il a réalisé les travaux d'étanchéité, montant patiemment les rouleaux de couches bitumeuses de 45 kg. Puis, il a mis en place le support de culture : d'abord le drain, puis le filtre et pour finir, les lourds sacs de substrat qu'il a fallu hisser sur le toit pour les vider et les répartir sur toute la surface. Quant au choix de la décoration florale, il s'est porté sur ce que l'on appelle une "végétalisation extensive", c'est-à-dire un support léger, composé des plantes qui ne demandent pas d'intervention trop contraignante pour entretenir le toit. Par ailleurs, ajoute le propriétaire de la maison, "il fallait utiliser des plantes susceptibles de se développer sur un support de culture peu épais, et capables de survivre dans des conditions rudes". C'est avec l'aide de ses filles, que notre jardinier en herbe a alors planté des mini-mottes dès le printemps 2007. Graminés, sedum mais aussi des fleurs vivaces comme les iris colorent désormais le toit terrasse de la résidence familiale. Le prix de cette construction durable ? "Environ 2000 €, étanchéité comprise", se souvient Stéphane. Sans compter, bien sûr, la sueur et les courbatures.
Pour en savoir plus sur cette toiture-terrasse végétalisée, cliquez ici
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