Logement : le premier semestre 2024 s'annonce difficile

    Mis à jour le 8 mars 2024
    Date de publication et auteurs
    Publié le 26 février 2024 par Etienne Gless
    Illustration Bordeaux ville
    Illustration Bordeaux ville © iStock
    IMMOBILIER. Après une chute de -22% en 2023, la Fnaim table sur une nouvelle baisse de -10% des ventes en 2024, à 800.000 transactions.
    Pas de retournement en vue ! "Le marché est désormais plus favorable aux acquéreurs. Il n'est ni bloqué, ni face à un krach mais fortement ralenti". La dernière note de conjoncture de la Fnaim prévoit un premier semestre 2024 "difficile". Après le pic atteint fin 2023, les taux des crédits immobiliers n'augmentent plus et ont même légèrement baissé. "Ils sont redescendus autour de 4% et devraient se stabiliser à un palier au premier trimestre 2024", selon l'organisation. L'Observatoire Crédit Logement-CSA enregistre lui aussi une légère baisse du taux moyen en janvier 2024 de 9 points de base à 4,15% en moyenne contre 4,24% en décembre 2023.

    Une stabilisation des taux insuffisante pour relancer le marché

    Reste que même stabilisés les taux demeurent quatre fois plus élevés que deux ans plus tôt. La production de crédits en janvier 2024 atteint son plus bas niveau depuis dix ans. Malgré cette stabilisation des taux et des banques qui ont rouvert le robinet du crédit, pas sûr que ces premiers signaux positifs suffisent à relancer le marché en 2024. L'accès au crédit reste très difficile pour nombre d'emprunteurs. La Fnaim table sur des ventes encore à la baisse cette année, "autour de -10% à 800.000 transactions" après une chute de -22% en 2023 à 865.000 ventes. "Même si les taux baissaient au cours de 2024 il ne faudrait pas s'attendre à un retournement rapide du marché immobilier".

    Baisse sensible des prix en zone dense

    La tendance à la baisse des prix est "en pente douce jusqu'à présent", relève aussi la Fnaim. "A ce stade, la baisse des prix est encore relativement modeste et loin de compenser la hausse des taux, même en tenant compte de la hausse des revenus". Amorcée début 2023, cette baisse des prix concerne la plupart des zones. Elle est plus sensible dans les zones denses. Paris a ainsi connu une baisse moyenne des prix de -5,6% sur un an. D'autres grandes villes enregistrent de fortes baisses comme Lyon (-6,1%), Nantes (-7,1%) ou Bordeaux (-4,9%). Seule exception, Nice progresse encore (+2,1%). Les zones touristiques (stations balnéaires et de ski, Corse, Alpes-Maritimes, Var ) résistent elles aussi.
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