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Selon l'édition 2026 du Baromètre Qualitel, plus d'un Français sur deux estime qu'il est devenu plus difficile de trouver un logement qu'il y a dix ans, tandis que 63% constatent une hausse de ce poste de dépenses. Mais au-delà des difficultés d'accès et des contraintes financières, comment les Français perçoivent-ils la qualité de leur logement et quels critères influencent leur sentiment de bien-être ?
Menée par Ipsos auprès de 3.300 personnes, la 10e édition du baromètre explore les différentes dimensions du bien-être dans l'habitat et apporte un éclairage sur les attentes des habitants. Il en ressort que les Français se sentent plutôt bien chez eux, même si tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. Plus d'un Français sur deux se dit très bien, voire extrêmement bien logé. Ce sentiment est plus répandu chez les propriétaires (60%) que chez les locataires (35%), et parmi les habitants de maison (58%) que chez ceux vivant en appartement (38%).
L'âge du logement influe également sur le sentiment de bien-être des habitants. Quand 62 % des occupants d'habitations construites depuis 2016 se disent très ou extrêmement bien logés, seulement 35 % de ceux vivant dans un logement datant de la période 1946-1970 éprouvent le même ressenti.
La qualité du logement fait toute la différence
Pour mesurer la satisfaction des Français à l'égard de leur logement, QUALITEL s'appuie sur le Qualiscore, un indice qui évalue vingt caractéristiques de l'habitat. Les résultats révèlent un lien étroit entre la qualité du logement et le sentiment d'être bien logé : le score atteint 8,6/10 chez les personnes qui se sentent extrêmement bien logées, contre seulement 3,8/10 chez celles qui estiment ne pas l'être.
Cinq critères apparaissent particulièrement déterminants : la consommation d'énergie, l'isolation phonique, le confort thermique en hiver comme en été, ainsi que l'aération et la ventilation du logement. D'autres caractéristiques contribuent à cette perception : l'agencement intérieur, la qualité des matériaux, la luminosité naturelle, la présence d'humidité ou encore la qualité de la vue.
Enfin, plusieurs facteurs complémentaires entrent en jeu, parmi lesquels la sécurité contre les intrusions, le cadre de vie, la proximité de la végétation, les dépenses liées au logement hors loyer, l'apparence du bâti et l'accessibilité.
Enfin, parmi les trois grandes priorités identifiées par les Français pour mieux se loger à l'horizon des vingt prochaines années, figure l'accélération de la rénovation des logements existants, citée par 45 % des répondants. Elle se place en deuxième position, derrière la proposition de logements financièrement accessibles au plus grand nombre (50 %), et devant l'adaptation des logements au vieillissement de la population (33 %).