Chantier de restauration d'une maison à Strasbourg © Cécile Creiche
Au vu de l'état du bâti avant travaux, il aurait été difficile de parier sur autre chose que sa ruine à petit feu, voire,
in fine, sa destruction pure et simple. A Strasbourg, dans le quartier résidentiel de la Robertsau, le destin de cette maison alsacienne à colombages, typique de la région, aura pourtant croisé le chemin d'un artisan local et d'un propriétaire soucieux de lui redonner vie. Lauréat récent, dans la catégorie couverture des Trophées d'Or de la rénovation Point.P, attribués en février 2026, Jérôme Fimognari est cet artisan adepte des projets ambitieux.

Chantier de restauration d'une maison à Strasbourg © Cécile Creiche

Chantier de restauration d'une maison à Strasbourg © Jérôme Fimognari
L'entreprise familiale éponyme, fondée il y a 33 ans par son père, et reprise par le rejeton et sa sœur en 2020, est installée à Schweighouse-sur-Moder, une commune située près d'Haguenau, à une quarantaine de km au nord de la capitale alsacienne.
Un véritable challenge
Avec sa dizaine de salariés, la Sarl Fimognari intervient à hauteur de 70% auprès des particuliers, mais ne se refuse pas à intervenir aussi auprès de la maîtrise d'ouvrage publique. La spécialité de l'entreprise est : la charpente, conformément à la compétence du paternel qui a débuté sa carrière sur ce lot. Jérôme est également, comme son géniteur, charpentier de métier, passé par l'enseignement des Compagnons du Devoir. Mais il s'est aussi très vite aventuré vers la couverture et la zinguerie, pas nécessairement des métiers aujourd'hui très courus en raison des conditions de travail difficiles et parfois dangereuses.

Chantier de restauration d'une maison à Strasbourg © Cécile Creiche

Chantier de restauration d'une maison à Strasbourg © Cécile Creiche
En prenant en main le chantier de rénovation lourde d'une maison individuelle à pans de bois, l'artisan a relevé un véritable challenge. Car si l'ouvrage était fortement endommagé, il avait également en partie été détruit par les flammes. Le client, face à l'état de délabrement extrême, souhaite d'abord abattre l'édifice, mais sans autorisation, il s'engage à restaurer l'habitation. Car les édifices de ce type racontent à eux seuls toute l'histoire de techniques architecturales locales qu'il convient de sauver, même au prix de travaux titanesques.
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