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Rosiers et bulbes : tromperies sur la marchandise

Par C.Chahi
,
le 16 novembre 2009
ROSIERS
ROSIERS © MAP-DR
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes vient de publier les résultats d'une enquête portant sur l'étiquetage des bulbes à fleurs et des rosiers. Verdict ? Dans un tiers des cas, il n'est pas conforme au produit vendu.
Après les produits amincissants, les nems ou encore les colorants artificiels, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a décidé de s'intéresser à l'horticulture. Entre 2007 et 2008, elle a mené toute une série de contrôles sur les bulbes d'automne et de printemps ainsi que sur les rosiers. Le but principal étant de vérifier la conformité de leurs étiquetages, c'est-à-dire de s'assurer que la description et la photo figurant sur l'emballage correspondaient bien au produit contenu dans le paquet. Conclusion ? "Avec près d'un tiers de non-conformités, le bilan global n'est pas bon".

Attention : étiquettes trompeuses

Tout au long de son enquête, qu'elle a menée auprès de 53 établissements - jardineries, grandes surfaces et magasins discount -, la DGCCRF a en effet été de mauvaises surprises en mauvaises surprises. Suite à des essais en culture, elle s'est ainsi rendu compte que le taux de non-conformité atteignait 33% pour les bulbes d'automne, à savoir les crocus, jacinthes, narcisses et tulipes. Un taux nettement supérieur à celui relevé lors des précédentes campagnes. Les agents des fraudes ont également constaté des problèmes concernant les bulbes de printemps qui affichent un taux d'anomalies de 31%, contre 28% en 2007 et 22% en 2006. A ce propos, la DGCCRF précise d'ailleurs que les dérives observées concernent surtout les magasins discount et les jardineries.

Problèmes de qualité et de conditionnement

La situation n'est pas mieux concernant les rosiers puisque, sur 57 lots de rosiers testés par la DGCCRF, 8 n'ont pas pu du tout être analysés "en raison de l'absence de reprise". Sur les 49 restants, 14 ont été jugés non conformes, soit 28,6%. Un taux élevé mais cependant en légère diminution par rapport à 2007. Dans le collimateur de la DGCCRF : les magasins de vente par correspondance et les magasins discount, là encore, pour lesquels le taux de non-conformité est respectivement de 55,6% et 40%.
Face à cet édifiant constat, la réaction de la DGCCRF a dressé des notifications d'information réglementaires, des rappels de réglementation et des procès-verbaux pour "mauvaise qualité des bulbes à fleurs" et "non correspondance des floraisons avec la chromolithographie". Des contraventions pouvant aller jusqu'à 500 € ont également été adressées aux enseignes fautives. Par ailleurs, un dossier de tromperie a été transmis au parquet.
Parallèlement à l'étiquetage, la DGCCRF a également vérifié le conditionnement des produits. Mais, là encore, le bilan est loin d'être satisfaisant. "Ces contrôles montrent que ces produits ne sont pas appréhendés comme des produits périssables et que le suivi après leur mise en place en rayon est rarement réalisé, en particulier dans les circuits de distribution non spécialisés" spécifie-t-elle dans le compte-rendu de l'enquête. Au final, la DGCCRF pointe non seulement du doigt des problèmes d'étiquetage, mais également de qualité. De sacrés surprises en perspective pour les jardiniers !
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