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Ascenseurs : une solution pour pallier l'immobilisation

Par C.Chahi
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le 27 juillet 2009
ascenseur
ascenseur © MAP
Le bureau d'études en ascenseur Exxeco travaille désormais en relation directe avec M&D, une association spécialisée dans les services à la personne. Un partenariat inédit dont l'objectif est de « limiter les désagréments liés à la mise aux normes et aux travaux d'ascenseurs ». Explications.
Dans certains immeubles, quand un ascenseur s'arrête, c'est la vie qui s'arrête. Conscient du problème que peut poser l'immobilisation d'un ascenseur, le bureau d'études Exxeco a décidé d'y remédier en mettant désormais en relation les résidents d'immeubles avec une structure spécialisée dans les services à la personne, l'association M&D. Une idée qui n'est pas nouvelle, puisque certains bailleurs sociaux proposent déjà une aide de ce type aux habitants en cas de panne, mais qui n'avait jamais été concrétisée dans le parc privé. "Nous avions beau prévenir les résidents de l'immeuble plusieurs mois avant le début des travaux, cela ne changeait rien, explique Virginie Bancel, responsable du projet chez Exxeco. Le jour de l'immobilisation, les personnes âgées, surtout celles qui ont du mal à se déplacer, se retrouvaient coincées chez elles".
Un constat dramatique qui n'avait également pas échappé à Michel Mazet, directeur de M&D : "jusqu'ici, les copropriétaires se débrouillaient avec les moyens du bord, commente-t-il, certains réclamaient de l'aide à leurs voisins, d'autres étaient hébergés dans de la famille... Des solutions bien loin d'être satisfaisantes". Une anecdote lui revient en tête : l'été dernier, il se rappelle qu'une dame de 94 ans dont l'ascenseur était en panne, est restée bloquée chez elle pendant un mois sans pouvoir sortir.
"Faire que la vie continue..."
Pour honorer ce partenariat, l'association M&D a donc été obligée de revoir la carte de ses services. Désormais, en plus d'un accompagnement à domicile avec une auxiliaire de vie, elle propose également d'accomplir ponctuellement toutes sortes de missions pour ses clients : aller chercher le journal, le pain, des médicaments à la pharmacie, sortir un animal, relever le courrier... Des services qui ne mobilisent parfois les salariés que quelques minutes et qui sont facturés à partir de 1,50 €. "Le but est de faire que la vie continue le plus normalement possible pour toutes ces personnes", commente Michel Mazet.
L'association s'attend à un pic de demandes à partir de septembre, date à partir de laquelle entre 50 et 60 immeubles entreront en travaux par mois pour être mis aux normes. Travaux que les propriétaires doivent, rappelons-le, avoir effectués avant le 31 décembre 2010.
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