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Immobilier ancien : faut-il acheter en 2016 ?

Par Rouba Naaman-Beauvais
,
le 1 février 2016
Immobilier immeubles ancien neuf
Immobilier immeubles ancien neuf © MAP
En 2015, l'immobilier ancien a retrouvé des couleurs : prix stabilisés, taux de crédit au plus bas, transactions en hausse. L'embellie durera-t-elle en 2016 ? Le marché va-t-il s'emballer à nouveau ? Quels sont les pronostics des professionnels ? Eléments de réponse.
Pour l'immobilier ancien, le millésime 2015 aura été bon. La Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) a annoncé jeudi 28 janvier une hausse des transactions de 15,6% sur l'année, avec 800.000 ventes de logements anciens au total. Toutes les régions sont concernées, de la Corse (+4,8%) à la Bretagne (+19,7%). "On se rapproche du niveau record des années 2000", précise Jean-François Buet, président de la FNAIM.
Un sursaut motivé par des taux de crédit historiquement bas, mais aussi des prix de vente en légère baisse : -1,9% sur l'ensemble du territoire, -2% en province et -1,4% en Île-de-France. Une tendance confirmée par les Notaires de France, qui annoncent -1,7% sur 2015, et un niveau de vente "pas atteint depuis le printemps 2012" dans l'ancien.
Pas de catastrophisme tout de même, puisque - sans surprise - les disparités restent énormes en fonction des régions (-4,2% en Haute-Normandie, -2,5% en Rhône-Alpes, -1,4% en Aquitaine et -1% en Corse, selon la FNAIM) et au sein d'une même région, entre urbain et rural. La baisse est plus importante pour les maisons que pour les appartements. Et les différences, toujours aussi colossales entre les villes : plus de 8.400 euros/m2 à Paris, et moins de 1.400 euros/m2 à Limoges...

Des prix stabilisés, un marché assaini et raisonnable

Jean-François Buet préfère parler de stabilisation des prix. "Le marché se rééquilibre, devient plus sain et c'est une bonne nouvelle", soutient-t-il. La preuve ? "En cas de reprise du marché, ce sont généralement les biens les plus chers qui partent en premier, explique-t-il. Or, on constate que ce sont les logements de taille moyenne qui se vendent le mieux en ce moment. On est donc plutôt sur des achats de raison".
Reste pourtant une forte disparité entre les biens mis sur le marché, et les logements que recherchent les futurs acquéreurs. "L'équilibre est précaire, il y a beaucoup de discussion entre acheteur et vendeur sur le prix et les détails", analyse le président de la FNAIM.
Vers une hausse des prix et des taux de crédit en 2016 ?
Alors, 2016 sera-t-elle l'année idéale pour acheter un bien immobilier ? Les professionnels ne répondent qu'un "oui" timide. La FNAIM pronostique un rééquilibrage des prix (entre 0 et 1% sur 12 mois) voire une très légère hausse. "Lorsque les volumes de vente augmentent, l'augmentation des prix suit", témoigne Jean-François Buet.
Les Notaires de France, quant à eux, évoquent des prix en très légère hausse pour le début de l'année : +0,4% pour les appartements et +1,4% pour les maisons, selon les avant-contrats déjà signés. Ils prédisent également une érosion des prix dans la petite couronne parisienne au cours des prochains mois.
Le courtier Cafpi s'attend, pour sa part, à une hausse (toutefois légère) des taux de crédit. Pour concrétiser son projet immobilier en 2016, mieux vaut donc ne pas traîner...
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