Simon Teyssou est désigné Grand Prix de l'urbanisme 2023

    Publié le 13 juin 2023 par Basile Delacorne
    Simon Teyssou
    Simon Teyssou © Jacques Pouillet
    RÉCOMPENSE. Le Grand Prix de l'urbanisme 2023 a été attribué à l'architecte-urbaniste Simon Teyssou.
    Réuni le 21 avril 2023 à l'initiative du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, le jury a décerné le Grand Prix de l'urbanisme à Simon Teyssou, architecte-urbaniste concepteur et directeur de l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Clermont-Ferrand. Ce prix lui sera remis par le ministre à la fin de l'année 2023.
    Créé en 1989, le Grand Prix de l'urbanisme distingue chaque année une personnalité reconnue par un jury international. Il valorise l'action des professionnels qui contribuent à faire avancer la discipline et à améliorer le cadre de vie des habitants de tous les territoires.

    Territoires ruraux

    Cette année, le jury a désigné dès le premier tour Simon Teyssou pour son engagement et son action en faveur des territoires ruraux et péri-urbains. Tête de file d'une génération de concepteurs, "il démontre qu'il est possible de réaliser des projets ambitieux, qualitatifs et créatifs dans des territoires faiblement dotés en ingénierie, peu attractifs pour le marché et financièrement contraints", indique le ministère dans un communiqué.
    Le jury a voulu saluer "ses travaux, sa pensée et son engagement qui mettent à l'honneur" ces espaces "souvent modestes, parfois les oubliés de l'urbanisme".
     
    Le parcours de Simon Teyssou
    Né en 1973, est architecte DPLG de l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Clermont-Ferrand (ENSACF). En 2000, il crée son agence, l'Atelier du Rouget, dans le Cantal. En parallèle il enseigne les théories et pratiques de la conception architecturale et urbaine à l'ENSACF, dont il prend la direction en 2019. Architecte-urbaniste récompensé par de nombreux prix et distinctions, il établit sa démarche dans "un ancrage territorial local revendiqué qui l'amène à repenser les schémas traditionnels et à décloisonner les pratiques", indique le ministère.
    En s'appuyant sur un rapport de proximité avec la maîtrise d'ouvrage et l'ensemble des acteurs locaux, il compense la modestie des moyens dont disposent les territoires ruraux par une plus grande souplesse d'intervention et une efficacité des prises de décisions. Partant de commandes ponctuelles, il déploie progressivement son action en mobilisant, détournant et adaptant les outils issus des grandes opérations d'aménagement.
    Sa proposition de schéma directeur informel pour la commune du Rouget, qui réhabilite la mairie et conçoit un réseau de chaleur urbain, "en est l'illustration", selon le jury. Il en est de même pour l'élaboration de son référentiel pour les espaces publics à Aurillac en articulation avec le programme Action Cœur de Ville.
    Influencé par le régionalisme critique, il défend "une architecture située et mobilise la question écologique pour en faire une opportunité au service du projet avec une valorisation du déjà-là, une maîtrise de l'empreinte écologique, des qualités d'usages, d'évolutivité ou de réversibilité".
    Ainsi, à Chaliers, il convoque les traces des anciennes pratiques vivrières et le grand paysage pour concevoir la mutation de ce village-rue, tandis qu'à Mandailles, il conçoit une nouvelle halle se référant à l'archétype de la grange-étable cantalienne et étire son dispositif par une passerelle piétonne franchissant la Jordanne renaturée.
    Simon Teyssou est désigné Grand Prix de l'urbanisme 2023
    Articles qui devraient vous intéresser
     
    Recevez gratuitement
    La newsletter Maison à Part
    L'e-magazine de l'habitat sous tous les angles
    Vous pouvez vous désabonner en un clic