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Faire appel à un courtier en travaux

Par M.D.
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le 15 décembre 2008
courtier travaux batiment
courtier travaux batiment © MAP
Dans le domaine du courtage, l'on connaît surtout les courtiers immobiliers. Désormais, il faudra compter également sur les courtiers en travaux. Présents depuis le début de la décennie dans le domaine des travaux du bâtiment, ils s'organisent désormais en fédération. Découvrez en quoi consiste leur métier.
"Notre métier est né de deux constats : la difficulté pour les clients de sélectionner la bonne entreprise, et celle pour les professionnels d'aller à la rencontre des clients, faute de temps", explique Nicolas Daumont, Pdg du réseau de courtier en travaux Illico travaux et président de la toute nouvelle FFTC, la Fédération française du courtage en travaux. Si la fédération vient d'être créée, c'est parce que le métier lui-même est très récent, né au début des années 2000.
Le courtier en travaux "n'est pas un maître d'œuvre", rappelle le président de la FFCT, mais un intermédiaire intervenant à la demande du particulier, pour sélectionner un professionnel du bâtiment selon divers critères : savoir-faire, sérieux, prix, immatriculation... Il vérifie les références de l'entreprise. "Il s'agit d'un métier de qualification", explique Nicolas Daumont. "Le courtier se déplace chez le client, afin d'auditer son projet et de mettre en place son cahier des charges". Pourtant, la majorité des courtiers n'est pas issue de professions du bâtiment. "Mais c'est justement une force, car une personne du métier regarderait surtout le côté technique, alors que nous intervenons surtout pour éviter les litiges sur le cahier des charges", estime Nicolas Daumont.

Neutralité

Le courtier est rétribué par l'entreprise une fois que s'arrête son travail, à la signature du devis entre les deux parties. Sa rémunération s'effectue au forfait (de 250 à 1.000 euros), ou correspond à 10 à 15% de la somme perçue par le professionnel. Mais la profession se défend de la tentation de privilégier certaines entreprises dans les conseils prodigués aux particuliers. "Le courtier en travaux est neutre. Son but est d'assurer la mise en relation entre le client et l'entreprise, mais nous ne travaillons pas au service de l'un ou de l'autre", assure Nicolas Daumont.
On compterait 500 courtiers en travaux en France, dont 110 adhèrent à la FFCT. La fédération voudrait atteindre les 250 adhérents d'ici à la fin de l'année. Parmi ses objectifs, celui de faire "normer" le métier, en instituant notamment une carte professionnelle semblable à celle des professionnels de l'immobilier. La FFCT voudrait également que son métier soit représenté auprès d'organisations professionnelles du BTP, telles que la FFB ou la Capeb.
Trois questions à Denis AUDUREAU, secrétaire général de la FFCT
MAP : Quels sont les avantages pour un particulier de faire appel à un courtier en travaux ?
Le particulier aura ainsi la certitude de trouver des entreprises qui justifient des pièces officielles (comme leur existence juridique officielle KBIS, leur assurance décennale ou encore leur assurance responsabilité civile professionnelle). De plus, il gagnera du temps : toute la démarche de suivi des entreprises, avant la signature des devis (recherche des entreprises, relance des devis, etc.) est prise en compte par le courtier. Sans compter le fait que le courtier trouvera l'entreprise adaptée à la demande spécifique de travaux et disponible pour tenir le délai d'intervention souhaitée. Enfin, le particulier bénéficiera d'une offre avec des prix justes, conformes au marché.
MAP : Justement, sur les prix : n'est-ce pas plus cher pour un particulier de faire appel à un courtier ? La société ne va-t-elle pas monter ses prix pour se dédommager de ses honoraires ?
Le courtier n'est rémunéré que si les affaires aboutissent favorablement et n'a donc pas intérêt à présenter des devis surévalués. De même, l'entreprise ne montera pas ses prix car elle délègue au courtier la partie commerciale qui est comptabilisée dans ses frais généraux.
MAP : Où trouver un courtier ? Et comment être sûr qu'il est de confiance ? Y a-t-il un label ?
Si un particulier veut faire appel à un courtier en travaux, il peut contacter le standard de la FFCT pour s'en faire indiquer un. Il pourra également très prochainement consulter l'annuaire de la fédération en ligne. La carte d'adhérent à la FFCT est une preuve de sa formation sur le cadre juridique du métier. Elle est de plus attribuée aux courtiers qui ont signé le code de déontologie de la profession. En ne faisant pas appel à un courtier fédéré, le particulier risque de solliciter quelqu'un qui s'implique sur la partie technique des travaux (conception, coordination, etc.) sans en avoir la compétence, mais surtout sans avoir l'assurance décennale qui garantit sa prestation de conseil.
Faire appel à un courtier en travaux
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