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Les poubelles, plus chères en Ile-de-France

Par C.Chahi
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le 18 novembre 2009
Poubelles - tri sélectif - ordures - déchets
Poubelles - tri sélectif - ordures - déchets © C.Chahi
L'Observatoire Régional des Déchets d'Ile-de-France (Ordif) vient de publier son rapport annuel concernant la gestion des déchets ménagers dans la région. Il révèle, entre autre, une augmentation importante de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères entre 2000 et 2008.
106 €. C'est le montant moyen de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) que doivent payer chaque année les franciliens assujettis à la taxe foncière. Une taxe qui, si l'on en croit le dernier rapport de l'Observatoire Régional des Déchets d'Ile-de-France (Ordif) est en constante augmentation dans la région depuis huit ans. "Le produit de TEOM a progressé de près 380 millions d'euros entre 2000 et 2008, soit un taux d'évolution annuel moyen de 5%", indique l'Ordif. De quoi susciter l'inquiétude de son président, Eric Chevaillier : "cette évolution, a-t-il confié lundi à l'AFP, est bien plus importante que celle du coût de la vie, on ne pourra pas indéfiniment augmenter de 5 à 6% par an, ce n'est pas possible".
A Paris, le produit moyen de la taxe est ainsi de 168 €/habitant contre 94 € dans le reste de la France. Des disparités nationales importantes qui, selon l'Ordif, s'expliquent par la présence importante dans la capitale de locaux à usage commercial et industriel. Mais pas seulement : parmi les autres raisons invoquées : la mise en place de filières de recyclage, de collectes sélectives dans les immeubles collectifs ou encore la modernisation des usines d'incinération.

492 kg par an et par habitant

La situation est paradoxale puisque la taxe augmente, alors que la production de déchets en Ile-de-France est restée stable depuis plusieurs années et, surtout, qu'elle est inférieure à celle des autres régions. "En 2007, informe l'Ordif, près de 5,68 millions de tonnes de déchets ménagers et assimilés (DMA) ont été collectées, soit 492 kg par habitant et par an" c'est-à-dire 100 kg de moins par rapport au reste de l'hexagone. La différence se fait notamment au niveau des déchets verts dont la quantité est plus faible étant donné le nombre important d'habitations collectives en Ile-de-France.
Le rapport fait également état de disparités au sein même de l'Ile-de-France. Ainsi, les déchets verts et les encombrants sont plus importants en grande couronne du fait de la présence de jardins et d'un nombre important de déchèteries que sur Paris. Conscients du problème, certains départements ont pris des mesures spécifiques afin de réduire leurs déchets. En Essonne, par exemple, le Conseil Général a organisé trois conférences débats en septembre dernier sur la prévention pour sensibiliser et informer les acteurs locaux. Une politique départementale qui s'appuie sur le Grenelle de l'environnement dont l'objectif est de parvenir à réduire de 7% les ordures ménagères d'ici 2014.
Pour plus d'informations, cliquez sur le www.ordif.com
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