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Panneaux photovoltaïques : de la pose au branchement

Par C.Chahi
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le 10 mai 2010
Si les particuliers sont de plus en plus nombreux à faire installer des panneaux photovoltaïques sur le toit de leur maison, beaucoup n'osent pas, par crainte d'avoir à entreprendre des travaux longs et coûteux. Qu'en est-il réellement ? Pour le savoir, Maison à part est allé à la rencontre d'un producteur et a suivi un chantier pas à pas...
Le 13 mars 2007. La date est gravée dans la mémoire de Thierry, 56 ans, comme celle d'un anniversaire important. Elle correspond au jour où son installation photovoltaïque a été raccordée au réseau, autrement dit, au jour où il est officiellement devenu un producteur d'électricité. "Nous avons toujours été en faveur du développement des énergies renouvelables mais nous sommes restés longtemps sans savoir vers laquelle nous tourner", raconte-t-il. Une hésitation à laquelle le coup de fil d'Evasol, un installateur de panneaux photovoltaïques, a brusquement mis fin en 2006. "Il nous a présenté les atouts de l'énergie solaire et nous avons tout de suite été séduits, commente Thierry. Alors certes, l'investissement à faire au départ était important, mais on nous avait assuré qu'il serait rapidement rentabilisé, cela s'est d'ailleurs vérifié par la suite".
Grâce au photovoltaïque, Thierry allait pouvoir produire et ensuite revendre sa propre électricité... "Une expérience vraiment excitante", confie-t-il. Quelques semaines seulement après le premier contact téléphonique, un rendez-vous est pris avec l'installateur afin de réaliser une étude de faisabilité. "Toutes les maisons ne peuvent pas forcément accueillir de panneaux photovoltaïques, prévient Thomas Benoît, coordinateur travaux chez Evasol. Impossible, par exemple, d'en installer sur les toitures orientées au nord, car ils ne recevraient pas assez de lumière". Pour une question d'étanchéité, la pente du toit doit par ailleurs être comprise entre 15 et 60°. Au bout de quelques heures d'observation, Thierry a finalement obtenu le feu vert de l'installateur. "Non seulement notre maison est exposée au sud, explique-t-il, mais, en plus, elle est située sur un point culminant, une situation idéale pour obtenir un bon rendement".

"Un chantier propre et rapide"

A l'issue de l'entretien, Thierry a même eu droit à une estimation théorique de sa production annuelle. Des chiffres motivants pour passer à la suite... Son dossier a ensuite été transmis à un bureau d'étude qui s'est chargé de vérifier une ultime fois la faisabilité du projet puis de réaliser un schéma d'implantation de l'installation. L'installateur s'est quant à lui ensuite chargé d'effectuer toutes les démarches administratives auprès de la mairie, de la DRIRE, du conseil général, d'EDF etc... Un véritable soulagement pour Thierry : "Nous étions bien contents de ne pas nous en occuper car nous avions souvent entendu dire que cette étape était longue et fastidieuse". Trois mois plus tard seulement, le coup d'envoi du chantier était donné.
Les tuiles de la toiture ont été enlevées et remplacées par 15m2 panneaux venus prendre place sur un composant étanche. Une fois les modules incorporés dans la toiture, il a fallu procéder au câblage de l'installation. Concrètement, l'opération consiste à relier les panneaux à un onduleur, appareil permettant de transformer le courant produit en courant alternatif de manière à ce qu'il puisse être injecté sur le réseau électrique national. "Un chantier propre et rapide pour un résultat final", résume Thierry.

Rentable au bout de 7 à 8 ans

Ne restait plus qu'à attendre le fameux raccordement. L'heureux événement est arrivé le 13 mars 2007, soit plus de 5 mois après avoir formulé la demande. Un délai long en raison de l'explosion des demandes en France. "Pour accélérer les choses, se rappelle Thierry, j'ai dû appeler régulièrement ERDF". Depuis cette date, Thierry produit et revend sa propre électricité, une véritable fierté pour lui.
Pour cette formule clé en main, Thierry a déboursé 19.000 €. Une facture qu'il a pu faire baisser grâce à un crédit d'impôt de 8.000 € et à une aide du Conseil Général de l'Ain de 2.400 €. Au final donc, l'installation ne lui aura coûté que 8.600 €. Une somme qu'il assure pouvoir rentabiliser au bout de 7 à 8 ans. Et pour cause : au bout d'un an seulement d'exploitation, son installation lui faisait déjà gagner 1.200 €. L'année suivante, il percevait 1.258 €, une somme plus élevée, alors que la neige avait empêché son installation de fonctionner pendant cinq semaines. Deux ans plus tard, il se déclare "toujours pleinement satisfait" du photovoltaïque, tellement satisfait qu'il a d'ailleurs convaincu plusieurs de ses voisins de faire comme lui. Résultat : dans son lotissement, les panneaux photovoltaïques se sont multipliés sur les toits.
Evasol, installateur de panneaux photovoltaïques spécialisés dans les formules clés en main, a accepté d'ouvrir les portes de l'un de ses chantiers à Maison à part. Pour découvrir toutes les étapes, depuis la pose des panneaux sur le toit jusqu'au raccordement au réseau, cliquez sur suivant.
Panneaux photovoltaïques : de la pose au branchement

Etape 1 : Etude de faisabilité

Evsaol
Evsaol © Evsaol
Après avoir pris contact par téléphone, l'installateur se déplace au domicile du particulier afin de réaliser une étude de faisabilité. L'opération, qui dure entre trois et quatre heures, vise à vérifier que la toiture peut accueillir des panneaux photovoltaïques, autrement dit qu'il n'y aura pas de problème de production.
Orientation de la maison, inclinaison du toit, zones d'ombres éventuelles, configuration de l'installation électrique... Autant d'éléments qui vont tour à tour être observés. "Toutes les maisons ne peuvent pas forcément accueillir de panneaux photovoltaïques, prévient Thomas Benoît, coordinateur travaux chez Evasol. Impossible, par exemple, d'en installer sur les toitures orientées au nord car ils ne recevraient pas assez de lumière". Pour une question d'étanchéité, la pente du toit doit par ailleurs être comprise entre 15 et 60°.
A l'issue du rendez-vous, l'installateur est capable de donner une estimation de la production théorique annuelle. Il fait ensuite suivre le dossier de son client à un bureau d'études afin qu'il vérifie à nouveau la faisabilité du projet et qu'il élabore le schéma d'implantation de l'installation.
Dans les formules clés en main, l'installateur se charge d'effectuer les démarches administratives à la place de son client : dépôt d'une déclaration préalable de travaux en mairie, demande de raccordement à ERDF... En général, pour une installation comprenant aux alentours de 22 m2 de panneaux, il faut compter seulement deux jours de travaux.
Etape 1 : Etude de faisabilité

Etape 2 : Sécurisation du chantier

Etape 2 : Sécurisation du chantier - Evasol
Etape 2 : Sécurisation du chantier - Evasol © Evasol
Avant de donner le coup d'envoi du chantier, le couvreur procède sur place le jour J à une ultime vérification de la faisabilité du projet. "Entre le moment où l'on signe avec le client et le début des travaux, il s'écoule en général quatre mois, explique Thomas Benoît. Pendant ce délai, poursuit-il, il peut se passer plein de choses : implantation d'un nouveau poteau électrique qui vient faire de l'ombre à l'installation, toiture abîmée"...
Une fois sur le toit, la première action du couvreur consiste à sécuriser le chantier en installant soit des garde-corps en bas de pente, soit des échafaudages sur toute la longueur de la façade.
Etape 2 : Sécurisation du chantier

Etape 3 : Dépôt des tuiles

Etape 3 : Dépôt des tuiles - Evasol
Etape 3 : Dépôt des tuiles - Evasol © Evasol
Les tuiles sont retirées et remplacées par un système étanche semi-rigide en polypropylène ayant reçu un traitement anti-UV. Le couvreur profite en général d'avoir la charpente à nu pour vérifier que tous les éléments sont en bon état. Si ce n'est pas le cas, il les remplace.
Etape 3 : Dépôt des tuiles

Etape 4 : Mise en place du système étanchéité

Etape 4 : Mise en place du système étanchéité - Evasol
Etape 4 : Mise en place du système étanchéité - Evasol © Evasol
Une fois le système mis en place sur les voliges, le couvreur assure son étanchéité avec le reste de la toiture. En partie basse, le raccord se fait avec une bande d'étanchéité tandis que sur les côtés elle se fait avec de la zinguerie. "C'est l'opération qui prend le plus de temps car c'est de loin la plus importante", confie Thomas Benoît. Pour vérifier qu'il n'y a aucune infiltration d'eau dans la maison, le couvreur peut procéder à une mise en eau.
Etape 4 : Mise en place du système étanchéité

Etape 5 : Mise en place des panneaux

Etape 5 : Mise en place des panneaux - Evasol
Etape 5 : Mise en place des panneaux - Evasol © Evasol
Le couvreur installe des fixations en aluminium sur le système d'étanchéité. Elles serviront de points d'ancrage aux panneaux.
Etape 5 : Mise en place des panneaux

Etape 6 : Installation de l'onduleur

Etape 6 : Installation de l'onduleur - Evasol
Etape 6 : Installation de l'onduleur - Evasol © Evasol
Une fois le travail du couvreur terminé, c'est en général un électricien qui prend le relais. Son rôle consiste à raccorder les panneaux à un onduleur, appareil permettant de transformer le courant produit en courant alternatif de manière à ce qu'il puisse être injecté sur le réseau électrique national. Un disjoncteur est installé en amont et en aval de l'onduleur de manière à éviter les problèmes de court-circuit.
A noter que l'onduleur doit être installé à moins de 30 mètres des panneaux et de préférence dans une pièce ventilée comme le grenier, le garage ou encore la cave. De même, il ne doit pas y avoir plus de 100 mètres entre l'onduleur et le disjoncteur.
Etape 6 : Installation de l'onduleur

Etape 7 : Connexion intermodules

Etape 7 : Connexion intermodules - Evasol
Etape 7 : Connexion intermodules - Evasol © Evasol
Une fois mise en place, l'installation forme une série de modules. Pour qu'elle fonctionne, il faut donc les connecter les uns aux autres.
Etape 7 : Connexion intermodules

Etape 8 : Raccordement au réseau

Etape 8 : Raccordement au réseau - Evasol
Etape 8 : Raccordement au réseau - Evasol © Evasol
Une fois les panneaux installés et le câblage effectué, il faut procéder au raccordement de l'installation, une opération que seule est habilitée à faire le gestionnaire du réseau.
Une fois le raccordement effectué, le particulier devient producteur d'électricité. Ce nouveau statut est matérialisé par l'ajout chez lui de deux compteurs : un compteur de production, installé à côté de l'onduleur, qui fait foi auprès d'EDF pour établir ses factures et un compteur de non-consommation qui permet de prouver qu'il ne consomme pas ce qu'il produit.
Etape 8 : Raccordement au réseau

Résultat final - Panneaux photovoltaïques : de la pose au branchement

Résultat final - Evasol
Résultat final - Evasol © Evasol
Une fois installés, les panneaux ne dépassent que de dix centimètres par rapport à la toiture.
Résultat final - Panneaux photovoltaïques : de la pose au branchement
 
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