Le pavillon rénové © Velux
Cette petite maison de banlieue parisienne montre qu'il est possible de passer du statut de passoire thermique à une étiquette A au DPE, soit la meilleure note possible. Le couple d'habitants de ce pavillon situé à Morangis, en Essonne (91), vivant avec leurs deux enfants, a souhaité réaliser la rénovation globale la plus ambitieuse possible. "
Je m'occupe moi-même d'urbanisme à l'Institut Paris Région, l'enjeu de la rénovation énergétique des bâtiments me touche particulièrement. Nous souhaitions pouvoir réaliser un chantier modèle au sein de notre propre maison", explique Jonathan Flandin, propriétaire de la maison avec sa compagne, Nathalie.
Fiche technique :
Qui vit ici ? Un couple avec deux enfants
Emplacement : Morangis
Bâtiment : maison de 1968
Durée des travaux : 4 mois
Date des travaux : 2025
Budget : environ 240.000 euros

Les combles avant la rénovation © Velux
Des combles à aménager
Cette maison, qui a désormais une étiquette A au DPE, a pourtant été construite en 1968. A une époque où les pavillons de banlieue partaient comme des petits pains. "
Il s'agit d'une maison classique de cette période, avec des matériaux standards. C'est un habitat assez représentatif du parc français. Cette maison peut donc porter un discours de massification. Nous pourrions dupliquer cette rénovation globale à de nombreux autres pavillons", explique Grégoire de Rouffignac, chef de projet au sein de l'entreprise danoise Velux, qui a coordonné les travaux.
En amont de cette rénovation, qui a concerné toutes les parties de cette maison, celle-ci entrait dans la catégorie des passoires thermiques avec une étiquette F. Les combles de ce pavillon n'étaient par ailleurs pas aménagés. "
Nous nous y entreposions seulement quelques affaires", explique Jonathan Flandin.

Les combles après la rénovation © Velux
Les propriétaires, qui souhaitaient absolument "
rester ici", ont donc opté pour une rénovation globale. "
Nous sommes passés par la Maison des travaux [courtier en travaux] qui a coordonné toute l'opération, tandis que la société Velux a apporté des préconisations. Environ 50% des travaux ont par ailleurs été financés par des aides publiques", précise Jonathan Flandin, qui révèle que le coût total de cette opération, qui a duré quatre mois, s'est élevé à 240.000 euros.

Le salon © Velux
Cinq classes de gagnées au DPE
Afin de gagner 5 classes au DPE et d'améliorer de 66% la performance énergétique du logement, les murs ont notamment été isolés et la chaudière à gaz a été remplacée par une pompe à chaleur air-eau. Une gestion technique du bâtiment (GTB) "
intelligente" a aussi été introduite. "
La chambre des parents est ventilée en fonction du taux de CO2 présent au sein de la pièce", précise Aymeric Peyronnay, chef de projet au sein de Velux.

Les combles aménagés © Velux
Une des caractéristiques principales de cette rénovation globale est, en outre, l'aménagement des combles. Ainsi, une nouvelle pièce de vie de 35 mètres carrés a été créée sous la toiture, permettant au passage d'éviter de nouvelles emprises au sol. "
Nous estimons que nous pourrions aménager les combles de près de 6 millions de maisons en France", affirme même Lars Petterson, le PDG du groupe Velux, présent lors de la présentation de cette rénovation.
Le couple compte utiliser cette pièce "
pour télétravailler". Son aménagement a donc nécessité quelques prouesses techniques, alors que ces espaces sous les toits pâtissent souvent des températures extrêmes. "
Nous avons isolé la toiture par l'extérieur et créé de nombreuses fenêtres munies de stores extérieurs afin de gagner en luminosité. Celles-ci évacuent par ailleurs la chaleur lorsque c'est nécessaire, notamment la nuit, grâce à un automatisme capable aussi de détecter la pluie", précise Aymeric Peyronnay.

Les combles aménagés © Velux
Un aménagement des combles qui a des résultats : la température y est en moyenne 8 degrés en-dessous de la température extérieure. "
Nous y avons réduit de 90% la surchauffe", précise Aymeric Peyronnay. Une urgence, alors que 9 logements sur 10 sont inadaptés aux fortes vagues de chaleur, selon une étude de 2024 du cabinet Pouget Consultants.