L'HABITAT SOUS TOUS LES ANGLES

Votre maison vous coûtera-t-elle plus ou moins cher en 2016 ?

Par C.C.-B. et R.N.-B.
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le 3 mars 2016
Combien vous coûtera votre maison en 2016 ? Autrement dit, devez-vous tabler sur des dépenses en hausse ou en baisse ? Gaz, électricité, chauffage, taxe foncière et eau, Maison à part passe en revue tous les postes importants et vous donne les tendances pour l'année à venir. De quoi vous permettre de mieux gérer votre budget.
Elles font le même effet qu'une amende majorée reçue sans jamais avoir reçu l'amende initiale. Les factures dont le montant est plus salé que prévu font naître un sentiment d'injustice et de frustration. Mais au-delà de ce ressenti, elles peuvent avoir de fâcheuses conséquences sur le budget du foyer. Voilà pourquoi il est toujours bon de pouvoir les anticiper. Une tâche jamais facile car les tarifs évoluent à la baisse ou à la hausse d'une année sur l'autre. Petit récapitulatif de ce à quoi il faut s'attendre pour 2016...
Cet article présente le tarif des différentes dépenses courantes, et non des travaux, que vous découvrirez sur Travaux à Part.
Votre maison vous coûtera-t-elle plus ou moins cher en 2016 ?

Taxe foncière : hausse dans certains départements

Pour 2016, l'Etat a annoncé une baisse des dotations attribuées aux départements. Un coup dur pour les conseils généraux, dont certains ont décidé de répercuter cette perte sur... les administrés.
En conséquence, la taxe foncière pourrait augmenter en 2016. Quatre départements d'Île-de-France ont déjà confirmé cette hausse, qui atteint 66% dans les Yvelines.
Taxe foncière : hausse dans certains départements

Assurance habitation : + 3,2% sur les contrats multirisques

D'après Assurland, comparateur d'assurances en ligne, il faut s'attendre à une hausse des tarifs des contrats d'assurances habitation en 2016. Si l'on en croit son indice IPAP (Indice des Prix de l'Assurance des Particuliers), qui est établi à partir des chiffres relevés au mois de janvier chez les principaux assureurs, elle serait de l'ordre de 3,2%, un chiffre légèrement au-dessus de ce que les professions avaient annoncé à la fin de l'année (Estimation de 3%) et ce alors que la loi Hamon est censée avoir contribué à limiter l'inflation des primes.
Cette hausse s'expliquerait d'une part par une augmentation des petits risques tels que les dégâts des eaux et les cambriolages et, d'autre part, par les évènements climatiques (tempêtes et inondations) qui ont touché la France en fin d'année 2015. Mais rassurez-vous, si votre logement n'est pas concerné par ces différents risques, vous ne devriez pas être impacté par ce relèvement de tarifs.
Assurance habitation : + 3,2% sur les contrats multirisques

Gaz : -3,2% sur les tarifs réglementés au 1er mars

Les tarifs réglementés de vente de gaz proposé par Engie baissent de 3,2% au 1er mars 2016. Révisés tous les mois en fonction de l'avis de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), les prix du gaz avaient baissé continuellement depuis octobre 2015, hormis une augmentation d'1% au 1er janvier dernier.
Mais, ce mois-ci, la baisse est notable, puisqu'elle dépasse les 3%. Elle correspond à "une répercussion de l'évolution du coût d'approvisionnement d'Engie depuis le 1er février 2016, estimée par le fournisseur à -1,69 euro/MWh", soit 3,22%.
Concrètement, la facture des ménages devrait baisser de 1,1% sur l'année, pour les foyers utilisant le gaz uniquement pour cuisiner ; et de 3,3% pour ceux qui se chauffent au gaz. La CRE précise que les tarifs ont baissé en moyenne de 15,4% depuis le 1er janvier 2015.
Gaz : -3,2% sur les tarifs réglementés au 1er mars

Electricité : probable hausse courant 2016

Les tarifs de l'électricité sont régulièrement étudiés par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), qui préconise le cas échéant un ajustement. Ces dernières années, les recommandations de la CRE n'ont pas été appliquées à la lettre, poussant EDF à réclamer une hausse rétroactive des tarifs réglementés.
Plusieurs fois déjà, en avril 2014 et en juillet 2015 notamment, le gouvernement avait été contraint d'annoncer une augmentation des tarifs réglementés pour satisfaire l'opérateur historique. Celui-ci vient à nouveau de solliciter la CRE pour qu'elle recommande... une nouvelle hausse.
Difficile de prédire son montant, mais elle pourrait dépasser les 2,5% concédés par Ségolène Royal en 2015, soit 20 euros en moyenne par ménage...
Electricité : probable hausse courant 2016

Chauffage : factures stables du fait des températures clémentes

D'après une étude réalisée par le site Internet QuelleEnergie.fr*, spécialisé dans le conseil en économies d'énergie, la facture de chauffage moyenne des Français s'est élevée à 1.590 € en 2015, soit une baisse de 6,7% par rapport à 2014.
Ceux qui s'en sont sorti le mieux sont les Français se chauffant au fioul : ils ont pu observé une baisse du prix du fioul de 19,44%. A l'inverse, les particuliers équipés d'un chauffage électrique ont vu leur facture augmenter de 5,7%, soit une note totale de 1.757 €/an. Une tendance à la hausse qu'ont également observé les foyers se chauffant au bois. Si le bois reste l'énergie la moins chère du marché, ses tarifs sont en effet ceux qui ont le plus augmenté : + 6,3% en 2015, soit une facture moyenne annuelle de 895€.
Entre de légères augmentations d'un côté et une importante diminution de tarifs de l'autre, la tendance générale en 2015 est restée malgré tout à la baisse de la facture énergétique. Une situation qui s'explique en partie par les températures clémentes qui ont été enregistrées sur le territoire l'année dernière. La situation s'étant reproduite cette année avec l'hiver le plus doux que l'on ait eu depuis 1900, l'on peut donc penser que les dépenses de chauffage des ménages resteront soit du même ordre en 2016 qu'en 2015, soit connaîtront une légère baisse.
*Enquête réalisée à partir d'un échantillon représentatif de 205.000 bilans énergétiques collectés sur le site QuelleEnergie.fr en 2015.
Chauffage : factures stables du fait des températures clémentes

Eau : probable augmentation due aux dépenses réalisées pour l'entretien des réseaux

L'on constate toujours d'importantes disparités sur le territoire national au niveau des dépenses en eau et assainissement. Elles représentent en moyenne 1% du revenu disponible d'un ménage mais il existe des ménages dont le budget "eau" dépasse les 3% du revenu.
D'après le gouvernement, ces disparités s'expliquent par les situations différentes au niveau local en termes d'état de la ressource en eau utilisée et de densité de population.
L'eau potable et l'assainissement restent cependant moins chers en France que dans de nombreux pays d'Europe, en moyenne de -13 %. Selon le baromètre NUS Consulting, réalisé pour la Fédération professionnelle des entreprises de l'eau (FP2E) en juin 2015, le prix moyen serait de 3,52 €/m3 dans l'Hexagone contre 4,05 € en moyenne dans le reste de l'Union. De grandes disparités existent entre les pays observés, avec un mètre cube à 6,67 € au Danemark et à 5,16 € en Allemagne, mais à seulement 2,51 € en Espagne et 1,35 € en Italie. L'écart entre le prix français et la moyenne européenne s'est même creusé, puisqu'il était de -11 % en 2011.
Le président de la FP2E, Philippe Maillard, expliquait au moment de la publication du sondage que le prix reflète "la compétitivité des services d'eau français" grâce à la "mise en concurrence entre opérateurs privés et publics". Mais il tempérait aussi indiquant : "Ce ne serait pas surprenant que les prix augmentent (...) dans les 5 à 10 ans". Et pour cause : après avoir beaucoup investi ces 20 dernières années pour construire les réseaux, notamment d'assainissement, les entreprises doivent aujourd'hui les entretenir. Environ 6 milliards d'euros seraient investis chaque année pour ce faire, dont 800 M€ pour le renouvellement, une somme que la FP2E souhaiterait doubler ce qui implique un relèvement des tarifs de l'eau...
Eau : probable augmentation due aux dépenses réalisées pour l'entretien des réseaux
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