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Cambriolages : une victime sur deux ne porte pas plainte

Par RN avec AFP
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le 29 octobre 2010
cambrioleur securite
cambrioleur securite © Fotolia
Un rapport de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) lève le voile sur les vrais chiffres du cambriolage. Si les statistiques sont en baisse, l'étude révèle surtout que près d'un ménage sur deux ne déclare pas le cambriolage ou la tentative de cambriolage.
Le cambriolage est un cauchemar... qui ne pousse pas toujours les Français jusqu'aux portes du commissariat. C'est ce que révèle un rapport de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), qui vient de paraître. D'après cette étude, près de la moitié des victimes d'un cambriolage ne déclarent pas le délit.
L'Institut national de la statistique et des études économiques, qui a mené l'étude, a interrogé plus de 17.000 ménages. Ces enquêtes, dites de victimation, permettent d'aller plus loin que les chiffres relevés par la police, puisqu'elles prennent en compte les délits pour lesquels aucune plainte n'a été déposée. Elles "révèlent la criminalité vécue", précise le rapport, par opposition à la criminalité enregistrée.
Des chiffres en baisse, mais toujours peu de plaintes
Résultats : environ 3% des ménages sondés ont été victimes d'un cambriolage de leur résidence principale, ou d'une tentative. Près de la moitié des tentatives de vol sont un échec, et la très grande majorité se déroule sans violence. En moyenne, les cambrioleurs repartent avec près de 6.500 € de biens, en majorité des bijoux, ou des produits high-tech.
La bonne nouvelle, c'est que les chiffres s'améliorent : 400.000 cambriolages subis en 2008, soit "une baisse significative par rapport à 2006" selon l'ONDRP. La mauvaise, c'est que les Français ne voient pas toujours l'intérêt de déclarer le vol. Près d'une victime sur deux ne porterait pas plainte après un cambriolage, estime l'étude, et le taux de plainte est en baisse (39,2% en 2008, 35,2% en 2006). Enfin, 75% de ceux qui ont porté plainte disent n'avoir reçu aucun retour du commissariat.

Des régions et des périodes critiques

Le rapport détermine enfin des périodes de recrudescence des cambriolages, correspondant aux vacances : les mois d'été et Noël. Les départements les plus touchés sont les plus habités, c'est-à-dire ceux d'Ile-de-France, de Rhône-Alpes et de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Mais, selon le bilan 2009 de l'ONDRP, rapporté au nombre d'habitants, c'est surtout le Sud-Est qui est visé : les Alpes maritimes, les Bouches du Rhône, les Pyrénées orientales et... la Guadeloupe.

Enfumer les intrus ?

Face au risque de cambriolage, les systèmes de sécurité sont une option. Mediaveil en propose un pour le moins original : l'enfumage ! Plus efficace que les alarmes dont les sirènes "passent inaperçues" selon l'entreprise, le système de télésurveillance interactive "masque totalement la visibilité dans l'habitat dans l'attente de l'arrivée des forces d'intervention sur les lieux" dès que l'intrus est détecté. Cette technologie, impossible à saboter selon Mediaveil, peut également être pilotée à distance. En parallèle, le groupe lance le 16 novembre un site internet destiné à conseiller les particuliers sur les différentes solutions de sécurité qui s'offrent à eux.
Cambriolages : une victime sur deux ne porte pas plainte
 
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