Le nouveau jardin © Mesnil Architectures
Changer l'accès au jardin depuis la rue a permis de créer un effet de perspective valorisant pour la petite parcelle, contrainte par sa forme triangulaire. Le regard est guidé vers le fond du jardin, donnant une impression d'espace agrandi. Au fond, le bûcher et son toit végétalisé masquent l'angle du terrain, adoucissant ses limites. La façade de ce dernier est recouverte de bois récupéré sur l'un des anciens faux plafonds de la maison.
Le propriétaire étant un ancien paysagiste, l'aménagement du jardin a fait l'objet d'une attention particulière. "
Toutes les essences sélectionnées sont des espèces endogènes que les clients ont ramenées de leurs randonnées et ont cultivées. Ainsi le jardin vit toute l'année et ne demande que peu d'entretien", partage Arthur Schmitt. Les végétaux prennent place dans des compositions minérales, réalisées avec les cailloux trouvés en creusant le terrain pour le chantier.
Exposée sud, la terrasse en béton a été coulée de manière à retrouver un plain-pied avec l'intérieur. "
Nous ne sommes généralement pas fans du béton, mais il prend parfois sens. Ici, par exemple, le projet est situé dans une région où il neige et pleut beaucoup. Le béton est alors intéressant pour sa résistance aux aléas climatiques", explique l'architecte.
Entre la nouvelle ossature bois et la terrasse, des pains de liège renforcent la perméabilité de la façade. Ils ont aussi été récupérés dans les anciens faux plafonds de la maison, et recouvrent également un mur du bûcher.