La salle à manger avant et après les travaux © Pauline Legoff
Avant. Mitoyenne à la chambre 1 du plan d'origine, la Chambre 2 a été transformée en salle à manger.
Après. Toute simple, cette salle à manger s'architecture autour d'une table bois au pietement en métal noir chinée par les propriétaires. En toile de fond, le célèbre claustra 1960, de Ludvik Volak pour Drevopodnik Holesov, est employé ici comme bibliothèque.
A l'heure de conclure, Camille Hermand ne mâche pas ses mots. Sur un chantier de cette envergure - surélévation, extension à démolir, mur effondré, embrouillamini juridique, bureau d'études thermiques, études de sol, 100 % des réseaux à refaire -, se lancer sans être bien accompagné par un architecte est prendre un gros risque. "
Les extensions et les surélévations demandent un vrai accompagnement car c'est complexe, il y a de nombreuses normes et règles. De plus, à l'heure où le prix de l'immobilier est à un tel niveau, on ne peut pas se permettre de mal faire car il y a trop d'enjeux financiers." Ce que Camille Hermand défend, c'est aussi la valeur d'un profil double capable de tenir les deux bouts de la chaîne : la technique et la décoration. "
Les gens n'ont qu'un seul interlocuteur. Ils sont rassurés sur la partie technique et savent qu'ils pourront également insuffler le style qui leur correspond." Une double compétence qui, dans cette maison retournée de fond en comble, aura permis de transformer une bâtisse abandonnée en une parfaite demeure familiale, tournée vers son horizon parisien. "
Aujourd'hui, on ne dirait jamais que cette maison a été refaite trois fois. Elle a une vraie unité", résume-t-elle avec satisfaction. "
Les propriétaires m'ont dit qu'ils sont hyper bien dedans et que ça correspond exactement à ce qu'ils voulaient. Moi, ça me suffit", conclut Camille avec la modestie qui la caractérise.