Illustration immeuble ancien immobilier logement © Thinkstock
Century 21 annonce un retour à l'équilibre du marché immobilier de l'ancien en 2025. Le nombre de transactions est remonté de 845.000 en 2024 à près de 945.000, représentant une hausse de 11,6 % du volume des ventes pour le réseau. En France, les transactions de maisons ont progressé de 11,7 %, quand celles d'appartements sont en augmentation de 11,4 %. A Paris, l'activité est aussi en hausse de 3,6 % sur un an.
Très légère hausse des prix
En 2025 au niveau national, le prix moyen au mètre carré s'établit à 2.510 euros pour les maisons (+1,4 %) et à 4.192 euros pour les appartements (+1,4 %), avec des délais de vente maîtrisés à 101 jours pour les maisons (+3 jours) et 97 jours pour les appartements (stable).
A Paris, ce chiffre atteint les 9.557 euros (+2,6 %) avec un délai moyen de vente de 95 jours (+1 jour). Ainsi, si le marché redémarre, les acheteurs prennent davantage le temps pour comparer les prix et négocier.
En 2025, l'impact du DPE (diagnostic de Performance Energétique) sur les prix est clair : plus un logement est performant, plus sa valeur augmente. Par rapport à une note de D, les étiquettes A et B affichent une surcote de +34 % sur les maisons et de +36 % sur les appartements. Les logements classés C conservent aussi un avantage marqué : +16 % pour les maisons et +15 % pour les appartements. La décote apparaît en revanche dès l'étiquette E, avec -10 % sur les maisons et -6 % sur les appartements. Elle s'accentue pour les étiquettes F et G, avec -21 % sur les maisons et -9 % sur les appartements.
Le marché ne renoue pas avec les niveaux d'avant crise
Après des chocs successifs (Covid, guerre en Ukraine, explosion des prix de l'énergie, remontée brutale des taux), les règles du jeu ont changé. Le marché reste en retrait de 13,5 % par rapport à 2019, avant la crise, lorsque le nombre de ventes s'élevait à 1.087.000, bien que cet écart aurait pu être plus important sans le PTZ, qui a joué un vrai rôle de solvabilisation des ménages.
Le prix au mètre carré est cependant plus élevé en France (de 15,2 % pour les appartements et de 19,2 % pour les maisons), sauf à Paris où il était 5 % plus important en 2019. Par ailleurs, les délais de ventes se sont allongés au niveau national (90 jours en 2019 pour les maisons contre 101 jours aujourd'hui, et 87 jours en 2019 pour les appartements contre 97 jours aujourd'hui) et dans la capitale (61 jours en 2019 contre 95 jours aujourd'hui).
Ces indicateurs montrent que le marché fonctionne désormais avec de nouveaux repères : prix plus élevés et ventes un peu moins rapides qu'avant la crise. A Paris, il redémarre de façon plus saine et rationnelle qu'avant.
Le marché locatif en berne
La résidence principale représente 69,3 % des achats (en hausse de 9,6 % par rapport à 2024), tandis que la résidence secondaire tombe à 7,6 % (en baisse de 31,5 %) et que l'investissement locatif recule à 23,9 % (en baisse de 9,8 %). Le comparatif avec 2019 est encore plus parlant : 31 % des ventes relevaient de l'investissement locatif en 2019, contre 23,9 % aujourd'hui, soit une baisse de -22,9 %.
Un scénario similaire pour 2026
Century 21 annonce une poursuite au même rythme pour 2026, avec un niveau de transactions élevé et stable. Deux conditions seront déterminantes : une stabilité de l'inflation et la maîtrise de la hausse des prix. Le réseau alerte également sur la baisse de l'investissement locatif qui, ajoutée à l'effondrement de la production de logements neufs, renforce la tension sur l'offre de logements à louer.