Un salon devenu vitrine - Le nouveau salon © Yvan Moreau
Après. En parallèle de son activité d'architecte d'intérieur, Esther Mirabel vient de développer sa toute première collection de mobilier, baptisée Seuil. "
J'y réfléchissais depuis un moment car je travaille avec ma sœur, artiste peintre, sur des installations artistiques. Avec cette collection, j'ai cherché à questionner le rapport à la mémoire des lieux, entre l'art et l'architecture intérieure. L'idée étant de matérialiser les souvenirs, la dimension sensible que l'on a d'un lieu, et d'habiter autrement à une époque où l'on est saturé d'images, tout en redonnant une place au sacré", décrit la créatrice.
Cette réflexion s'intégrant bien dans ce projet, en accord avec la notion de refuge, Esther Mirabel a proposé d'utiliser son propre mobilier pour aménager le rez-de-chaussée. On y retrouve notamment la table basse, qui évoque un disque de tambour, et la banquette.
Ensemble, ils mettent en scène le meuble bibliothèque, réalisé sur mesure pour se confondre avec les murs et l'architecture de la maison. "
Avec deux enfants, mes clients avaient besoin de rangement et ne voulaient pas d'une télévision omniprésente dans leur salon. L'aménagement répond aux deux problématiques sans alourdir l'espace, en dissimulant l'écran derrière deux portes coulissantes sur rails. Ainsi, il existe aussi bien fermé qu'ouvert", décrit l'architecte d'intérieur. Les attentes électriques de la pièce ont été modifiées pour permettre le raccordement de tous les équipements en toute discrétion.