La maison après les travaux © Paris Atlas
Après. La nouvelle terrasse se démarque par son garde-corps, pensé tel un mur ajouré. "
Si nous avions opté pour un garde-corps discret, il aurait été rapidement recouvert et obstrué pour préserver l'intimité des occupants, comme c'est souvent le cas. Nous avons donc pris le parti d'assumer pleinement la création d'une façade digne de ce nom", explique Pierre Niorthe.
La paroi ajourée de 2,70 mètres de hauteur est composée de dix-neuf poteaux qui forment une structure en escalier, inspirée des gradins. Les planches qu'ils soutiennent perdent graduellement en profondeur en fonction de la hauteur : "
Plus on monte, moins elles sont profondes afin de dégager la vue et de laisser passer davantage de lumière. Celles placées en partie basse sont volontairement plus profondes pour préserver l'intimité de la terrasse. La rue étant étroite, elle ne permet pas d'avoir assez de recul pour voir ce qu'il s'y passe", détaille l'architecte.
Les poteaux en okoumé teinté, un bois exotique réputé pour sa résistance, ont été préfabriqués en atelier avant d'être montés sur place.