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Une extension en bois noir pour deux fois plus d'espace

Par Stéphanie Thibault
,
le 28 juillet 2020
Une extension en bois noir pour deux fois plus d'espace
Une extension en bois noir pour deux fois plus d'espace © Laurent Desmoulins
Trop petit pour accueillir une famille, ce pavillon des années 30 a quasiment doublé sa surface grâce à une extension, discrètement installée à l'arrière de la maison. La demeure a ainsi gagné en confort et retrouvé le lien avec le jardin.
Mitoyenne, et implantée sur une parcelle étroite, cette petite maison étouffait derrière un certain nombre d'extensions qui se révélaient plus encombrantes qu'utiles. Construit dans les années 30, le pavillon avait en effet été modifié plusieurs fois au fil du temps. "Des annexes avaient été ajoutées dans les années 70, mais il n'était pas possible de les aménager. C'était un vrai bric-à-brac qui, en plus, bouchait complétement le jardin" nous explique Margaux-Anne Bouvier, qui a participé au projet de rénovation mené par l'Agence onze04.
Avant d'accueillir ses nouveaux occupants, le pavillon avait donc besoin d'être repensé. Les architectes ont fait le choix de démolir toutes les dépendances pour repartir de zéro. Objectif : mettre la maison d'origine en valeur, et l'agrandir sans la défigurer. "Une nouvelle extension en forme de L a été créée à l'arrière pour aménager de nouvelles pièces de vie. La maison a ainsi gagné 48 m2 de surface utile et le jardin a pu être réaménagé pour que toute la famille en profite".
Le nouveau bâtiment, aux lignes contemporaines, cohabite ainsi avec la bâtisse existante. Les deux volumes conservent leur identité propre mais forment un ensemble harmonieux, en lien avec l'extérieur. Visite en images.
Une extension en bois noir pour deux fois plus d'espace

Un pavillon astucieusement réinvesti

Un pavillon astucieusement réinvesti
Un pavillon astucieusement réinvesti © Laurent Desmoulins
Une fois débarrassée de ses 70 m2 de dépendances, la petite maison a pu être réinvestie. Son emprise au sol, d'une trentaine de mètres carrés dupliquée sur deux étages, n'était pas suffisante pour accueillir confortablement une famille. Une nouvelle extension a donc été discrètement réalisée à l'arrière. Si l'extérieur n'a pas, ou peu, été modifié, à l'intérieur, le rez-de-chaussée a été décloisonné et recloisonné pour créer une nouvelle entrée (sur le côté), et aménager les chambres.
Un pavillon astucieusement réinvesti

Une extension contemporaine à l'arrière de la maison

Une extension contemporaine à l'arrière de la maison
Une extension contemporaine à l'arrière de la maison © Laurent Desmoulins
Le style de l'extension tranche volontairement avec celui de la maison. Le nouveau volume arbore des lignes sobres, assez géométriques, et un bardage en bois noir. Un choix qui a aussi permis d'aller plus vite, grâce à des éléments préfabriqués plus rapides à assembler. "L'extension est prolongée par une terrasse à l'arrière. Elle bénéficie ainsi d'un lien direct avec le jardin, dont on profite aussi depuis l'intérieur grâce aux grandes baies vitrées. L'exposition au sud permet aussi de récupérer le soleil et la lumière partout dans la maison" indique Margaux-Anne Bouvier.
Une extension contemporaine à l'arrière de la maison

De grands volumes ouverts sur l'extérieur

De grands volumes ouverts sur l'extérieur
De grands volumes ouverts sur l'extérieur © Laurent Desmoulins
A l'image de la cuisine, les nouvelles pièces de vie offrent des volumes généreux, entièrement ouverts sur l'intérieur, mais aussi sur l'extérieur. Aménagée dans l'axe de la terrasse, elle profite d'un lien direct avec le jardin. "On a beaucoup débattu sur la cuisine, où la positionner, faire une cuisine ouverte ou non... Elle communique ainsi avec les autres pièces, y compris la terrasse, qui devient presque une pièce en plus" note l'architecte.
De grands volumes ouverts sur l'extérieur

Des volumes ouverts bien délimités

Des volumes ouverts bien délimités
Des volumes ouverts bien délimités © Laurent Desmoulins
Si l'intérieur est entièrement ouvert, les différents espaces de vie sont malgré tout bien délimités. "Il y a des différences de niveaux qui permettent de donner du rythme. Le salon, par exemple, est situé en contrebas de la salle à manger, chaque pièce est donc définie par les planchers et les hauteurs de plafond" souligne Margaux-Anne Bouvier.
Des volumes ouverts bien délimités

Un salon baigné de lumière

Un salon baigné de lumière
Un salon baigné de lumière © Laurent Desmoulins
Ouvert sur deux côtés, le salon bénéficie d'une extraordinaire luminosité, et d'un accès direct dans le jardin qui semble encore agrandir l'espace. Le plancher en bois lui apporte une note chaleureuse supplémentaire.
Un salon baigné de lumière

Des rangements astucieux

Des rangements astucieux
Des rangements astucieux © Laurent Desmoulins
Pour optimiser au mieux l'espace, les architectes ont joué avec les volumes et les différences de niveaux pour créer, ici et là, des rangements discrets et pratiques. Deux niches, dissimulées sous le plancher de la salle à manger, permettent par exemple de ranger les jouets des enfants dans le salon.
Des rangements astucieux

Un escalier à pas japonais

Un escalier à pas japonais
Un escalier à pas japonais © Laurent Desmoulins
Un escalier en bois permet de relier les pièces du bas à la mezzanine aménagée au-dessus de la salle à manger. Très aérien, il fait preuve d'une pointe d'originalité avec des marches à pas japonais, qui obligent certes à attaquer toujours du même pied, mais lui donnent aussi beaucoup de caractère.
Un escalier à pas japonais

Un bureau bibliothèque en mezzanine

Un bureau bibliothèque en mezzanine
Un bureau bibliothèque en mezzanine © Laurent Desmoulins
La mezzanine accueille en hauteur un espace bureau bibliothèque. "L'espace est petit, 9 m2, mais il offre un endroit un peu à l'écart pour travailler, et compte de nombreux rangements" indique l'architecte.
Un bureau bibliothèque en mezzanine

Une nouvelle suite parentale

Une nouvelle suite parentale
Une nouvelle suite parentale © Laurent Desmoulins
Installées dans la maison d'origine, les chambres offrent des espaces douillets. "La structure de la maison était saine, on a simplement doublé les murs pour l'isolation et aménagé les combles pour faire une chambre d'amis" précise Margaux-Anne Bouvier. "Le rez-de-chaussée, lui, a été entièrement recloisonné pour créer une nouvelle entrée d'un côté, et une suite parentale de l'autre".
Une nouvelle suite parentale

Des chambres d'enfants pleines de charme

Des chambres d'enfants pleines de charme
Des chambres d'enfants pleines de charme © Laurent Desmoulins
Installées à l'étage, de part et d'autre de l'escalier, les chambres des enfants témoignent de l'architecture traditionnelle de la bâtisse. Les architectes ont en effet conservé les éléments anciens, comme les cheminées ou les radiateurs en fonte, qui font tout le charme de la maison d'origine.
Des chambres d'enfants pleines de charme

Du mobilier ancien aux accents vintage

Du mobilier ancien au charme vintage
Du mobilier ancien au charme vintage © Laurent Desmoulins
"Les murs ont dû être mis à nus pour pouvoir être tapissés, et les parquets ont simplement été poncés et revernis" détaille Margaux-Anne Bouvier. Dans chacune des chambres, on trouve également des éléments de mobilier au charme vintage, comme la commode ou le lit en fer forgé, qui contribuent à mettre en valeur l'esprit ancien du pavillon.
 
Fiche technique
Projet : rénovation et extension d'un petit pavillon
Lieu : Rezé (Loire-Atlantique)
Superficie : 116 m2 après travaux
Maître d'ouvrage : privé
Maître d'œuvre : Agence onze04 (http://onze04.fr/)
Durée des travaux : 10 mois
Budget : environ 180.000 €
Du mobilier ancien aux accents vintage
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