L'entrée après les travaux © Juan Jerez
Après. Il a fallu un an d'études et une remise aux normes complète. La consultation de la copropriété pour engager les lourdes modifications structurelles (consolidation des planchers, suppressions de poteaux, reprises en IPN) a rallongé les délais. Mais la vision de l'architecte a pris corps.
La libération de l'atrium central est le principe fondateur du projet. Vider le centre pour que la lumière descende, pour que les deux niveaux se parlent, pour que l'on éprouve enfin la générosité du volume. "
Nous voulions retrouver l'idée du patio de la maison méditerranéenne qui distribue l'espace et permet à la lumière de circuler verticalement et horizontalement", explique Maxime.
Les gros poteaux en pierre et brique, hétérogènes et discontinus, ont été homogénéisés pour créer une sensation de masse cohérente. "
On a décidé d'accentuer cette présence et de faire comme si on était venu creuser dans la matière, dans une caverne, pour créer les espaces tout autour. Ces gros poteaux viennent délimiter et hiérarchiser les espaces. Autour, les pièces se sont positionnées de façon totalement naturelle", décrypte l'architecte.
Parallèlement, le confort technique, celui que l'on ne voit pas, a été entièrement repensé : verrière principale refaite en double vitrage thermique et phonique, réseaux de ventilation remis à neuf, climatisation gainable à bouches discrètes, chauffage au sol hydraulique sur les deux niveaux. "
On a projeté cette ancienne usine dans un habitat contemporain aux normes confortables", résume l'architecte, dont le savoir-faire dépasse largement les belles lignes : rendre la prouesse spatiale habitable au quotidien, en toute saison.