Le salon après les travaux © Juan Jerez
Après. Au rez-de-chaussée, la palette est posée immédiatement : béton ciré Mortex au sol, du chêne massif sur les portes et le mobilier intégré, et du métal noir qui souligne les verrières. Les murs et les sols, traités dans la même continuité minérale claire, effacent les limites entre les surfaces. Les éléments techniques disparaissent dans l'épaisseur des parois. Les garde-corps en verre de l'escalier libèrent l'espace qui apparaît beaucoup plus grand. Rien ne dépasse ni n'encombre le regard.
Le poteau gênant côté salon a été supprimé grâce à des IPN, et une bonne partie des planchers, en mauvais état, ont été consolidés. Ces reprises structurelles importantes mais invisibles sont la condition de toute la fluidité perçue. Au fond, une bibliothèque choisie par les clients "
fait une belle mise en abyme des lignes de la verrière".
Le cadrage parfait de ce visuel du salon signé Juan Jerez révèle ce qui fait la force du projet : la rigueur des lignes, la qualité de la lumière naturelle, la profondeur des espaces. La verticalité est un choix structurant. "
On est parti du principe de mettre en avant les lignes verticales. La lumière glisse sur les plafonds depuis le faîtage et pénètre le plus loin possible dans l'appartement", explique l'architecte qui a utilisé ses logiciels de simulation thermique et lumineuse pour calculer précisément la pénétration de cette lumière zénithale et positionner les zones habitables en conséquence.