Pas-à-pas
Panneaux photovoltaïques : de la pose au branchement | | Evasol © |
Si les particuliers sont de plus en plus nombreux à faire installer des panneaux photovoltaïques sur le toit de leur maison, beaucoup n’osent pas, par crainte d’avoir à entreprendre des travaux longs et coûteux. Qu’en est-il réellement ? Pour le savoir, Maison à part est allé à la rencontre d’un producteur et a suivi un chantier pas à pas...
Le 13 mars 2007. La date est gravée dans la mémoire de Thierry, 56 ans, comme celle d’un anniversaire important. Elle correspond au jour où son installation photovoltaïque a été raccordée au réseau, autrement dit, au jour où il est officiellement devenu un producteur d’électricité. "Nous avons toujours été en faveur du développement des énergies renouvelables mais nous sommes restés longtemps sans savoir vers laquelle nous tourner", raconte-t-il. Une hésitation à laquelle le coup de fil d’Evasol, un installateur de panneaux photovoltaïques, a brusquement mis fin en 2006. "Il nous a présenté les atouts de l’énergie solaire et nous avons tout de suite été séduits, commente Thierry. Alors certes, l’investissement à faire au départ était important, mais on nous avait assuré qu’il serait rapidement rentabilisé, cela s’est d’ailleurs vérifié par la suite".
Grâce au photovoltaïque, Thierry allait pouvoir produire et ensuite revendre sa propre électricité... "Une expérience vraiment excitante", confie-t-il. Quelques semaines seulement après le premier contact téléphonique, un rendez-vous est pris avec l’installateur afin de réaliser une étude de faisabilité. "Toutes les maisons ne peuvent pas forcément accueillir de panneaux photovoltaïques, prévient Thomas Benoît, coordinateur travaux chez Evasol. Impossible, par exemple, d’en installer sur les toitures orientées au nord, car ils ne recevraient pas assez de lumière". Pour une question d’étanchéité, la pente du toit doit par ailleurs être comprise entre 15 et 60°. Au bout de quelques heures d’observation, Thierry a finalement obtenu le feu vert de l’installateur. "Non seulement notre maison est exposée au sud, explique-t-il, mais, en plus, elle est située sur un point culminant, une situation idéale pour obtenir un bon rendement".
"Un chantier propre et rapide"
A l’issue de l’entretien, Thierry a même eu droit à une estimation théorique de sa production annuelle. Des chiffres motivants pour passer à la suite... Son dossier a ensuite été transmis à un bureau d’étude qui s’est chargé de vérifier une ultime fois la faisabilité du projet puis de réaliser un schéma d’implantation de l’installation. L’installateur s’est quant à lui ensuite chargé d’effectuer toutes les démarches administratives auprès de la mairie, de la DRIRE, du conseil général, d’EDF etc... Un véritable soulagement pour Thierry : "Nous étions bien contents de ne pas nous en occuper car nous avions souvent entendu dire que cette étape était longue et fastidieuse". Trois mois plus tard seulement, le coup d’envoi du chantier était donné.
Les tuiles de la toiture ont été enlevées et remplacées par 15m2 panneaux venus prendre place sur un composant étanche. Une fois les modules incorporés dans la toiture, il a fallu procéder au câblage de l’installation. Concrètement, l’opération consiste à relier les panneaux à un onduleur, appareil permettant de transformer le courant produit en courant alternatif de manière à ce qu’il puisse être injecté sur le réseau électrique national. "Un chantier propre et rapide pour un résultat final", résume Thierry.
Rentable au bout de 7 à 8 ans
Ne restait plus qu’à attendre le fameux raccordement. L’heureux événement est arrivé le 13 mars 2007, soit plus de 5 mois après avoir formulé la demande. Un délai long en raison de l’explosion des demandes en France. "Pour accélérer les choses, se rappelle Thierry, j’ai dû appeler régulièrement ERDF". Depuis cette date, Thierry produit et revend sa propre électricité, une véritable fierté pour lui.
Pour cette formule clé en main, Thierry a déboursé 19.000 €. Une facture qu’il a pu faire baisser grâce à un crédit d’impôt de 8.000 € et à une aide du Conseil Général de l’Ain de 2.400 €. Au final donc, l’installation ne lui aura coûté que 8.600 €. Une somme qu’il assure pouvoir rentabiliser au bout de 7 à 8 ans. Et pour cause : au bout d’un an seulement d’exploitation, son installation lui faisait déjà gagner 1.200 €. L’année suivante, il percevait 1.258 €, une somme plus élevée, alors que la neige avait empêché son installation de fonctionner pendant cinq semaines. Deux ans plus tard, il se déclare "toujours pleinement satisfait" du photovoltaïque, tellement satisfait qu’il a d’ailleurs convaincu plusieurs de ses voisins de faire comme lui. Résultat : dans son lotissement, les panneaux photovoltaïques se sont multipliés sur les toits.
Evasol, installateur de panneaux photovoltaïques spécialisés dans les formules clés en main, a accepté d’ouvrir les portes de l’un de ses chantiers à Maison à part. Pour découvrir toutes les étapes, depuis la pose des panneaux sur le toit jusqu’au raccordement au réseau, cliquez sur suivant.
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