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Des physiciens éclairent sur le "vrai" rôle de l'humidité dans le repassage

Par C. Chahi Bechkri
,
le 20 février 2012
fer à repasser Azur GC4491
fer à repasser Azur GC4491 © Philips
Quel est le rôle exacte de la vapeur d'eau lorsque nous utilisons un fer à repasser ? C'est la question sur laquelle viennent de se pencher des physiciens du CNRS de Lyon. Et surprise : la réponse n'est finalement pas aussi simple qu'il n'y paraît !
Le repassage fait partie de ces tâches ménagères quasi-quotidiennes auxquelles on ne prête plus attention. On sort sa planche, son fer, on dispose son linge et... hop ! On passe à l'action de manière presque mécanique. De même pour notre lave-linge ou notre lave-vaisselle : on enfourne "le sale" et on récupère du propre sans se poser de question !
Mais lorsque l'on y réfléchit, un certain nombre de questions se posent sur le fonctionnement de ses appareils. Reprenons l'exemple du fer à repasser. Comment se fait-il que nous arrivions à déplier du linge aussi facilement ? Si nous nous doutons que c'est grâce à la vapeur d'eau, qui a le pouvoir d'assouplir les fibres, c'est à peu près tout ce que nous savons... Jusqu'à il y a peu de temps, les scientifiques n'en savaient d'ailleurs pas beaucoup plus que nous mais ils viennent de découvrir que la vapeur d'eau ne faisait pas qu'assouplir les fibres...

Une histoire de capillarité

Une équipe de chercheurs du laboratoire de physique de la matière condensée et nanostructures du CNRS de Lyon vient en effet de réaliser toute une étude afin d'éclairer sur le vrai rôle de l'humidité dans le repassage. De manière à étudier l'angle du pli ainsi que sa vitesse d'ouverture, ils ont ainsi "fabriqué des plis" puis effectué toute une batterie d'expériences dans une boîte à humidité contrôlée.
Verdict ? "La vapeur d'eau joue un rôle sur les contacts entre les fibres, et ceci, indépendamment du fait que la matière dont elles sont constituées absorbe ou non l'humidité". En clair, la vapeur favorise la formation de ponts capillaires, également appelés ponts liquides, entre les fibres. "La vitesse d'ouverture du pli est gouvernée par la vitesse à laquelle les ponts thermiques se réorganisent", est-il indiqué dans le communiqué de presse officiel attestant de cette découverte.
Au final, le mécanisme est sensiblement le même que pour des grains de sable. Sous l'action de l'humidité, ils se collent. Il en va de même pour les fibres : grâce à la vapeur d'eau, elles entrent en contact les unes avec les autres, elles se réorganisent et, forcément, se rapprochent. Plus compactes, elles sont alors plus faciles à repasser ! Qui aurait cru qu'un tas de sable avait autant de points communs avec un tas de linge ?
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