L'HABITAT SOUS TOUS LES ANGLES

Cette tour futuriste répond aux défis de l'habitat de demain

Par F.L.
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Mis à jour le 28 mars 2019
C'est au pavillon de l'Arsenal, à Paris, qu'il est possible d'aller admirer le projet de tour futuriste imaginé par l'architecte Jean-Christophe Quinton avec les ingénieurs du bureau Bollinger + Grohmann. Découverte en images.
A quoi ressemblerait une tour qui cumulerait les caractéristiques de l'habitat de demain : écologique, de grande hauteur du fait de la densification, réversible, agréable à vivre, bas carbone, disposant des équipements et services nécessaires ?... C'est à cette question que l'architecte Jean-Christophe Quinton et les ingénieurs du bureau Bollinger + Grohmann se sont proposés de répondre. Le résultat de leur réflexion, une tour imaginaire "Haute Agora" de 800 mètres (l'équivalent de la plus haute actuellement construite, Burj Khalifa), fait l'objet d'une exposition qui se tient au pavillon de l'Arsenal, à Paris, jusqu'au 31 mars 2019.
"Nous voulons prouver que l'architecte est en mesure de faire des projets qui sont en rapport avec la complexité du monde. L'idée directrice est ici celle de consommer le moins de matière possible tout en montant, construire sur le moins de place possible et rester le plus léger possible", a expliqué Jean-Christophe Quinton durant une visite organisée pour la presse. Ce travail a été lancé il y a deux ans. Cent équipes d'architectes ont apporté leur contribution, comme nous pourrons le voir dans les pages suivantes. "L'idée est de tirer des enseignements qui soient également valables pour des bâtiments moins hauts, pas seulement des gratte-ciels. A travers une architecture d'utopie, de papier, on requestionne les grands enjeux de l'époque."
Découvrez le projet en images dans les pages suivantes.
Cette tour futuriste répond aux défis de l'habitat de demain

Une série de "tubes" accolés

Une série de "tubes" accolés  - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019
Une série de "tubes" accolés - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019 © F.L. pour Batiactu
"Nous sommes dans une société qui vit dans l'idée de croissance. Mais notre territoire est limité, nos ressources aussi. Chacun doit s'engager pour faire avancer cette vision." C'est ainsi que Jean-Christophe Quinton introduit son projet de tour écologique et durable.
Il a procédé en imaginant, comme on peut le voir ici, une construction organisée par des "tubes" pentagonaux accolés les uns aux autres. Chaque tube est constitué d'une pièce par étage, pentagonale donc, d'une dizaine de mètres carrés. L'une des pièces peut ainsi être accolée à une autre, et le tout constituer un appartement deux pièces ; et ainsi de suite.
A sa base, Haute Agora mesure 80 mètres de large.
Une série de "tubes" accolés

La portabilité de l'ensemble, sur le modèle des pyramides

La portabilité de l'ensemble, sur le modèle des pyramides - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019
La portabilité de l'ensemble, sur le modèle des pyramides - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019 © F.L. pour Batiactu
Les voiles porteurs en béton, qui sont dans les niveaux inférieurs d'une épaisseur de plusieurs mètres à Burj Khalifa, sont de seulement 30 centimètres maximum dans ce projet, en béton préfabriqué captant du carbone. L'épaisseur de ces voiles se réduit à mesure que l'on s'éloigne du centre de Haute Agora. "C'est le même fonctionnement que dans une pyramide, où les plus grosses pierres sont au cœur, les plus petites en périphérie", illustre Jean-Christophe Quinton.
Le bois pourrait être utilisé en structure mais aussi à la périphérie de la tour, et pour les deux flèches sommitales.
La portabilité de l'ensemble, sur le modèle des pyramides

Un projet ouvert à une centaine d'architectes

Un projet ouvert à une centaine d'architectes - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019
Un projet ouvert à une centaine d'architectes - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019 © F.L. pour Batiactu
Une centaine d'architectes ont participé au projet, proposant leur vision pour l'ensemble d'un étage. Toutes les idées sont ainsi sur la table, de la plus logique (un appartement) à la plus étonnante, voire loufoque (un zoo, un crematorium...).
Un projet ouvert à une centaine d'architectes

40.000 personnes seraient sur place

40.000 personnes seraient sur place - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019
40.000 personnes seraient sur place - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019 © F.L. pour Batiactu
Quel peut être le lien entre une simple pièce et une tour de 800 mètres ? "Nous avons cherché afin de ne pas donner l'impression à l'habitant qu'il est enfermé dans un tube", explique Jean-Christophe Quinton. D'autant plus que dans le scénario choisi, 40.000 personnes seraient dans la tour pour y habiter ou y travailler.
40.000 personnes seraient sur place

Creuser la tour pour y faire pénétrer la lumière

Creuser la tour pour y faire pénétrer la lumière - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019
Creuser la tour pour y faire pénétrer la lumière - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019 © F.L. pour Batiactu
L'une des possibilités offertes par cette structure en tubes, c'est de pouvoir "creuser" la tour pour y faire entrer la lumière. "Les étages peuvent être sculptés par le soleil, selon l'orientation du bâtiment", image Jean-Christophe Quinton.
Creuser la tour pour y faire pénétrer la lumière

Structure alvéolaire - Cette tour futuriste répond aux défis de l'habitat de demain

Structure alvéolaire - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019
Structure alvéolaire - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019 © F.L. pour Batiactu
Nous voyons ici de quelle manière un étage est organisé, à partir d'une cellule initiale. Chacune d'entre elles peut, ou non, être liée à une voisine. On peut imaginer l'ensemble des combinaisons possibles - tout en respectant la portabilité de la structure et de chaque étage.
Plusieurs projets sont envisageables : citernes d'eau, des promenades, des jardins...
Le placement des cellules a été fixé par un algorithme, de manière à optimiser l'espace au maximum, en fonction de différentes contraintes (poids, charge, vent...).
Structure alvéolaire - Cette tour futuriste répond aux défis de l'habitat de demain

Architecture de papier

Architecture de papier - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019
Architecture de papier - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019 © F.L. pour Batiactu
La conception de Haute Agora a fait l'objet de nombreux dessins, consultables sur le lieu de l'exposition.
Architecture de papier

"Il ne faut pas avoir peur des gratte-ciels"

"Il ne faut pas avoir peur des gratte-ciels" - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019
"Il ne faut pas avoir peur des gratte-ciels" - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019 © F.L. pour Batiactu
Un étage entier pourrait, dans Haute Agora, être converti en espace vert. L'idée serait que la tour puisse contenir un lieu de promenade pour casser toute impression de claustrophobie. "Il ne faut pas avoir peur des gratte-ciels, mais les associer à des questions d'identité", assure Jean-Christophe Quinton. "Tout projet de tour organique, avec du sens, pourrait trouver sa place à Paris, en respectant la morphologie locale des bâtiments."
"Il ne faut pas avoir peur des gratte-ciels"

Pourquoi le pentagone ?

Pourquoi le pentagone ? - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019
Pourquoi le pentagone ? - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019 © F.L. pour Batiactu
Pourquoi les concepteurs se sont-ils donc basé sur la forme du pentagone ? "C'est une forme efficiente et flexible", assure Jean-Christophe Quinton. "Et nous nous sommes concentrés sur celle-ci dans la mesure où nous voulions utiliser le moins de forme possible." Toujours cette idée d'économie de moyens.
Pourquoi le pentagone ?

Ne pas répéter les erreurs des années 60

Ne pas répéter les erreurs des années 60 - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019
Ne pas répéter les erreurs des années 60 - Tour futuriste au pavillon de l'Arsenal, février 2019 © F.L. pour Batiactu
"Dans les années 60, nous avons eu une vision purement technique de la construction", nous explique Jean-Christophe Quinton. "Cela a donné les villes nouvelles, les barres d'immeubles. Nous tirons ici les leçons de tout ça, nous tentons de proposer un cadre qui fasse un peu rêver."
Ne pas répéter les erreurs des années 60
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