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Qualité de l'air intérieur : où en sont les bâtiments performants en énergie ?

Par Anais Mustiere
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le 29 mars 2017
qualité de l'air intérieur
qualité de l'air intérieur © Gpointstudio
L'observatoire de la qualité de l'air intérieur (Oqai) a rendu public, le 23 mars, son enquête sur la qualité de l'air et le confort dans les bâtiments performants en énergie. 72 logements répartis en 43 bâtiments ont été ainsi surveillés. Renouvellement d'air, pollution et confort d'ambiance sont les trois critères principaux pris en compte. Selon les résultats obtenus, 80 % des répondants sont satisfaits du confort global de leur logement, ainsi que du confort thermique, olfactif, visuel, sonore et de la qualité de l'air intérieur. Explications.
Au cœur des interrogations et des inquiétudes des foyers français, la qualité de l'air et le confort intérieur sont surveillés de près par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (Oqai). La dernière enquête, publiée le 23 mars dernier, a été élaborée auprès de 72 logements répartis en 43 bâtiments. Les résultats ont été comparés avec la campagne nationale "logements" (CNL) menée par l'Oqai entre 2003 et 2005 ainsi qu'à celle réalisée en 2001.
Après analyse, il n'y a pas de différence majeure pour la plupart des substances mesurées. Le radon, deux aldéhydes (formaldéhyde et acétaldéhyde) et 8 autres composés organiques volatils sont en concentration équivalentes voire inférieures à celles de la CNL. La mesure de l'humidité est équivalente dans les bâtiments performants en énergie que dans les logements étudiés de la CNL.

Les moisissures plus présentes dans les bâtiments performants en énergie

Il en ressort également quelques différences. Le dioxyde d'azote est en concentration plus faible dans ce type de logements. Par contre, le développement fongique actif (moisissures) est présent dans 47 % des logements performants en énergie contre 37 % pour les logements étudiés. L'hexaldéhyde, l'a-pinène et le limonène ont été mesurés en quantité supérieure au sein des logements performants en énergie. La température intérieure du logement est plus élevée dans les bâtiments performants en énergie, souvent un degré de différence.

De l'importance du bon fonctionnement des systèmes de ventilation mécanique

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce différentiel. "Les trois sources majeures d'a-pinène sont l'ossature bois, la présence de mobilier en bois dans la pièce de mesure et pour les logements situés au dernier étage, l'isolant végétal à base de bois placé au niveau des combles", explique l'Oqai dans son bulletin de mars. Concernant le limonène, l'introduction de mobilier neuf durant la semaine de mesure et le stockage des produits d'entretien à l'intérieur du logement sont responsables de l'augmentation de cette particule.
L'ossature bois et la présence de revêtements de sol à base de bois brut sont les deux principales sources d'hexaldéhyde. Assez logiquement, un logement ventilé permet de diminuer la concentration de ces trois polluants.
Justement, le dysfonctionnement des systèmes de ventilation dans les logements performants en énergie est mis en avant dans cette analyse. L'Observatoire attire l'attention et demande d'être vigilant quant au fonctionnement des systèmes de ventilation. En cas d'arrêt du système de ventilation, le renouvellement de l'air dans les logements est très limité et conduit à une augmentation de la concentration d'air parasites.

Malgré tout, la sensation de confort persiste pour les habitants

Parmi les occupants interrogés, âgés de 15 ans et plus concernant leur perception vis-à-vis du confort, 80 % des répondants se sont déclarés satisfaits du confort global de leur logement. Le confort thermique, olfactif, visuel, sonore et de la qualité de l'air font partie des éléments satisfaisants pour les répondants. Dans le détail des insatisfactions, 30 % déclarent une présence d'odeurs désagréables dans leur intérieur. Environ 15 % jugent leur logement bruyant et 10 % des répondants ne sont pas satisfaits de la qualité de l'air et estiment l'air mal renouvelé.
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