Le chauffage écologique, un luxe ?

    Publié le 10 octobre 2007 par L.P.
    chauffage écologique
    chauffage écologique
    Deux particuliers sur trois faisant construire une maison souhaitent installer un chauffage à énergie renouvelable. Pourtant, la majorité d'entre eux y renoncent généralement, principalement en raison des surcoûts engendrés par une telle installation. Une étude à ce sujet explique pourquoi.
    Ainsi, 68 % des personnes ayant fait construire leur maison au cours du premier semestre 2007 auraient préféré avoir recours à un système de géothermie ou de pompe à chaleur ou solaire. Mais finalement, seulement deux installations sur dix relèvent de ce choix. C'est le résultat d'une enquête commandée par l'association des professionnels pour un chauffage durable, «Energies et Avenir».
    Selon cette étude, le chauffage électrique serait présent dans la moitié des installations neuves. Pourtant, seulement 15 % des propriétaires jugent cette solution «idéale». Le chauffage au gaz-fioul ou bois représentent par ailleurs 21 % et la géothermie 22 % de ces installations. L'étude conclut à ce sujet que «des critères financiers immédiats effacent les motivations environnementales et de long terme» chez les usagers.

    Le chauffage : première dépense d'énergie

    Ce qui explique aussi pourquoi les constructeurs de maisons individuelles choisissent la plupart du temps (75 % des cas étudiés) le chauffage électrique. La proportion de promoteurs privés à faire le choix de l'électrique est équivalente (70 %). Les promoteurs publics choisissent quant à eux le plus souvent (70 %) le gaz ou le fioul.
    Il faut savoir qu'en France, le chauffage des bâtiments résidentiels et tertiaires représente la première dépense énergétique. L'association Energies et Avenirs suggère donc de favoriser le chauffage renouvelable par des crédits d'impôt. Elle propose enfin de développer la formation des professionnels aux nouvelles technologies de l'énergie renouvelable.

    Témoignage

    Nous avons recueilli le témoignage d'un ménage qui a opté pour le chauffage écologique.
    «Nous avons rénové une longère* en Bretagne en 1983 et nous avons installés une pompe à chaleur air-eau en 1984. Une pompe à chaleur conçue et fabriquée après le premier choc pétrolier. Or, il se trouve qu'en 1984 le fuel n'était pas cher. La pompe à chaleur était bradée mais les radiateurs de grande capacité étaient très chers. Depuis lors, la pompe à chaleur fonctionne et nous avons eu très peu de maintenance sur celle-ci. Pour une surface de 200 m², le coût est d'environ 300 euros sur une période de 6 mois ; nous complétons par un chauffage bois dans une cheminée avec insert, pour un coût d'environ 150 euros. Il est vrai que cela est peu juste parfois en cas de grands froids. Il suffit de s'habiller un peu plus chaudement. Nous pensons renouveler la pompe dans les mois à venir car actuellement elles ont plus performantes.» Madeleine Braud.
    * La longère est une habitation rurale très répandue dans de nombreuses régions françaises, bâtie en longueur, tournant le dos au vent, avec des matériaux d'origine locale. On en trouve dans tout l'ouest et le centre de la France, notamment en Bretagne.
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