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La valeur verte des logements encore peu prise en compte dans les transactions

le 11 juin 2015
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Photo d'illustration © revelpix - Thinkstock
Propriétaires et locataires, acheteurs et vendeurs : leur perception de la performance énergétique des bâtiments diffère. Priorité pour les uns, hors sujet pour les autres, coût financier conséquent ou confort de vie, les choix sont cornéliens, révèle une étude Harris-Orpi sur la préoccupation des Français en matière de précarité énergétique pour leur logement.
Si la valeur verte d'un logement est aujourd'hui bien avérée, elle ne semble pas encore être bien prise en compte lors de transactions immobilière. C'est ce que révèle l'étude Harris-Orpi* sur la "préoccupation des Français en matière de précarité énergétique pour leur logement", qui veut mettre le doit sur la nécessité d'intégrer la dimension "énergie" dès la transaction.
Les Français seraient donc peu sensibles aux économies d'énergie qu'ils peuvent réaliser dans leur logement. Et particulièrement les propriétaires. Ainsi, selon l'étude, 47% d'entre eux ne se sentent pas concernés par les problèmes liés une mauvaise performance énergétique de leur logement.
Pour autant, ils sont une très grande majorité (81%) à considérer que la performance énergétique a une incidence sur la valeur de leur bien, autrement dit, la valeur verte est bien là un critère important.
Cependant, le coût financier d'une rénovation énergétique effraie encore beaucoup de propriétaires, qui, peu ou mal informés, n'ont jamais réalisé de diagnostic de performance énergétique (62%) ou n'envisagent même pas d'en faire réaliser un prochainement (93%).

Facture énergétique et bien-être, deux critères primordiaux

A contrario, les locataires semblent plus sensibles à la précarité énergétique. Pour 75% d'entre eux, une mauvaise performance énergétique est même un critère déterminant dans le choix d'un logement. Ils seraient même prêts (63%) à payer un loyer plus important pour avoir un logement à la performance énergétique supérieure, et parmi eux, 16% pourraient verser un loyer supérieur à 8%. Pour l'occupant locataire, la mauvaise performance énergétique d'un logement a une incidence financière, notamment pour sa facture énergétique, mais aussi un impact sur son confort de vie.
Enfin, c'est au moment de la transaction immobilière que tout peut se jouer, estime Orpi. Car les acquéreurs sont davantage informés que les vendeurs, note le réseau.
Selon une autre étude**, 90% des acquéreurs du réseau estiment que la performance énergétique est un critère plus important qu'avant dans le choix d'un bien, notamment pour des raisons économiques (90%) et de confort (34%).
Plus étonnant, si la valeur verte est désormais un fait, surtout du côté des propriétaires, les vendeurs restent très largement surpris d'apprendre que leur bien sera moins bien valorisé si la performance énergétique n'est pas satisfaisante (70%). Les dépenses énergétiques sont aujourd'hui un critère essentiel dans l'acquisition d'un bien, pour 85% des acquéreurs et pour 75% des locataires.
* Etude Harris-Orpi réalisée sur un échantillon de 947 personnes représentatives de la population française en mai/juin 2015
**Enquête réalisée auprès de l'ensemble des agences du réseau orpi - mai/juin 2015
La valeur verte des logements encore peu prise en compte dans les transactions
 
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