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Une maison sauvée de la destruction par une extension bois

Par Amélie Njaboum
,
le 23 octobre 2015
Lorsque l'architecte Vincent Duboëlle a décidé de venir en aide à une famille en manque de place, il ne s'attendait pas à une problématique aussi complexe : comment éviter à une maison d'être démolie face à des diagnostics géotechniques catastrophiques ? Découverte de cette rénovation totale.
En Essonne, les propriétaires d'une maison de 100 m2 souhaitaient agrandir leur surface d'habitation pour créer deux chambres et une salle de bains pour leurs enfants.
Le projet, qui paraissait simple, s'est transformé en véritable challenge pour l'architecte Vincent Duboëlle lorsqu'il a découvert que la maison n'était pas aux normes actuelles, qu'elle était construite sur un terrain meuble jusqu'à 8 mètres de profondeur et qu'elle était donc condamnée à être démolie.
Grâce à un système ingénieux de pieux métalliques et de portiques, il est parvenu à créer une extension à ossature bois en toute sécurité.
Découvrez, en pages suivantes, les détails de cette rénovation avant/après spectaculaire.
Une maison sauvée de la destruction par une extension bois

Avant : une maison condamnée à être démolie

Avant : une maison condamnée à être démolie - Une surélévation ossature bois
Avant : une maison condamnée à être démolie - Une surélévation ossature bois © Vincent Duboëlle
Construite sur un terrain en pente, la maison des propriétaires n'était plus assez grande pour eux. La solution proposée par l'architecte Vincent Duboëlle a été de créer une surélévation.
Seulement, après une étude de sol, les diagnostics géotechnique et de structure ont poussé le maître d'œuvre à repenser tout son projet : « le terrain était meuble jusqu'à une profondeur de 8 mètres et les fondations atteignaient à peine les 30 cm. Le bureau d'études a alors conseillé la démolition. Il fallait donc trouver une solution pour alléger la structure et pour soutenir l'extension », nous raconte l'architecte.
Avant : une maison condamnée à être démolie

Un système de poteaux qui portent la structure

Un système de poteaux qui portent la structure - Une surélévation ossature bois
Un système de poteaux qui portent la structure - Une surélévation ossature bois © Vincent Duboëlle
La première décision prise par Vincent Duboëlle a été de retirer la toiture en tuiles de la maison ainsi que l'étage des combles. Cet allègement de près de 19 tonnes a permis de retrouver une charge acceptable pour le type de fondation existant.
Pour renforcer les fondations et supporter la bâtisse, huit pieux métalliques vissés ont été mis en œuvre sur toute la profondeur de terrain meuble.
Cette technique a permis de mener un projet sans le reprendre aux fondations existantes, ce qui aurait été lourd financièrement. Grâce à ces dispositions, le chantier a pu être réalisé en clos couvert de façon rapide et sèche.
Un système de poteaux qui portent la structure

Création d'un étage de 60 m2 porté par les portiques

Création d'un étage de 60 m2 porté par les portiques - Une surélévation ossature bois
Création d'un étage de 60 m2 porté par les portiques - Une surélévation ossature bois © Vincent Duboëlle
Pour la surélévation, l'architecte a gardé le même principe de poteaux porteurs. Des portiques en bois indépendants de la maison existante et posés sur huit poteaux en périphérie, permettent de porter l'ensemble de l'étage.
« Cette extension peut être assimilée à une maison sur pilotis de 60 m2 avec une ancienne maison en dessous », illustre Vincent Duboëlle.
Création d'un étage de 60 m2 porté par les portiques

Une ossature bois légère

Une ossature bois légère - Une surélévation ossature bois
Une ossature bois légère - Une surélévation ossature bois © Vincent Duboëlle
Tenant compte du terrain difficile sur lequel est implantée la maison, l'architecte a fait particulièrement attention aux matériaux utilisés pour l'extension.
Le choix d'une ossature bois a été motivé par une volonté de réaliser un bâtiment écologique ainsi que pour des raisons pratiques.
« En choisissant un module de panneaux de bois, j'ai opté pour une technique constructive légère, avec des modules facilement manipulables et rapidement mis en œuvre dans un terrain difficile d'accès », nous précise l'architecte.
Une ossature bois légère

Une isolation par l'extérieur

Une isolation par l'extérieur  - Une surélévation ossature bois
Une isolation par l'extérieur - Une surélévation ossature bois © Vincent Duboëlle
Les panneaux de bois utilisés, de vingt centimètres d'épaisseur, ont été remplis de laine de roche. Une isolation par l'extérieur intégrée qui a permis de gagner en surface habitable dans l'extension.
Une isolation par l'extérieur

Création d'une terrasse bois sur pilotis

Création d'une terrasse bois sur pilotis - Une surélévation ossature bois
Création d'une terrasse bois sur pilotis - Une surélévation ossature bois © Vincent Duboëlle
Le terrain étant en pente, les propriétaires de la maison n'ont jamais vraiment profité de leur jardin. L'architecte a donc imaginé, sur leur demande, une terrasse en bois sur pilotis à l'étage des pièces à vivre.
Création d'une terrasse bois sur pilotis

Une maison intégrée au paysage environnant

Une maison intégrée au paysage environnant  - Une surélévation ossature bois
Une maison intégrée au paysage environnant - Une surélévation ossature bois © Vincent Duboëlle
Le bardage bois choisi par l'architecte a totalement métamorphosé l'esthétique de la maison en lui conférant un style minimaliste et contemporain.
« Je souhaitais intégrer au mieux le bâtiment à la végétation environnante tout en m'éloignant du style rural classique pour le faire rentrer dans le 21ème siècle », développe Vincent Duboëlle.
Une maison intégrée au paysage environnant

Fiche technique de la réalisation

Fiche technique de la réalisation - Une surélévation ossature bois
Fiche technique de la réalisation - Une surélévation ossature bois © Vincent Duboëlle
Programme : rénovation et extension par le haut d'une maison : suppression du niveau en combles, création d'un étage de 60 m2, aménagement du sous-sol.
Maitre d'ouvrage : privé
Maître d'œuvre : Vincent Duboëlle architecte dplg
Localité : Marcoussis, Essonne (91)
Surface habitable avant rénovation : 100 m2
Surface habitable après rénovation : 180 m2
Ossature bois : Module 3D
Durée des travaux : 4 mois
Date de livraison : mars 2014
Budget global : 150.000 € HT
Fiche technique de la réalisation
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