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Termites : comment les repérer et s'en protéger ?

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Mis à jour le 4 décembre 2017
Les termites, friands de chaleur et d'humidité, ne travaillent pas seulement au printemps ou en été. A l'automne et à l'hiver, le parasite s'attelle toujours à la tâche. C'est pourquoi Maison à part revient sur quelques techniques pour s'en prémunir.
Lorsque les beaux jours arrivent, ils amènent parfois avec eux... quelques termites. En effet, c'est durant le printemps et l'été que ces insectes prolifèrent le plus, car appréciant l'humidité et la chaleur. Ce qui ne veut pas dire que les petits indésirables chôment en automne et en hiver. Au contraire, même à cette période, il convient de garder un œil ouvert pour détecter cet insecte, qui vit caché.

Première étape : repérer les termites

En effet, en plus de leur petite taille, les termites évoluent dans l'obscurité et fuient le soleil, ce qui les rend d'autant plus difficiles à détecter. Ils peuvent alors se nourrir tranquillement de la cellulose présente dans le bois, qu'ils consomment en lamelles, dans le sens de la fibre, semant au passage quelques indices caractéristiques à connaître.
"Les termites, laissent derrière eux comme des feuilles de papier les unes sur les autres. Ainsi que des déjections brunâtres. Ou encore, de petites galeries à l'extérieur pour circuler à l'abri du soleil", détaille Jean-Luc Guellerin des établissements Lorillou, entreprise spécialisée dans le traitement des bois de charpente et notamment, l'élimination des termites.
De plus, ils s'avèrent tout à fait capables de traverser d'autres matériaux pour atteindre leur repas. Comme des gaines électriques, des canalisations, les liners de piscines etc. Non traitée, une bâtisse peut, à terme, sévèrement pâtir de la gourmandise de ces nuisibles, notamment au niveau de la structure. Bref, de petites bêtes pour de gros problèmes.
D'où l'importance de réagir dès les premiers signes. "Suite à l'évolution de la réglementation, le contrôle des maisons est obligatoire dans le cadre des ventes. Cela fait prendre conscience du risque et de la nécessité des traitements. Mais dans le cadre des locations il n'y a pas d'obligation, même si généralement, lorsque les habitants constatent ces dégradations, ils réagissent", explique Jean-Luc Guellerin.

Deuxième étape : des mesures préventives ou curatives

Justement, plusieurs solutions s'offrent aux particuliers pour abréger cette cohabitation forcée. L'Observatoire National Termite rappelle qu'il existe des mesures préventives et curatives pour venir à bout du problème. Pour la protection des constructions neuves, "dans la pratique, les dispositifs de protection concernent les bois et matériaux à base de bois à vocation structurelle ainsi que l'interface entre le sol et le bâti". Par exemple, via des barrières physiques et physico-chimiques manufacturées. Ces dispositifs utilisent des matériaux dont les propriétés naturelles, ou renforcées par un biocide (produit qui détruit, ou repousse des organismes nuisibles), empêchent les termites de pénétrer dans le bois.
Mêmes moyens déployés pour les biens existants, qui eux aussi ont droit à des traitements préventifs. Une situation qui peut "se rencontrer en particulier lorsque le bien à protéger se situe dans une zone infestée. Actuellement, seule la réalisation d'un système de barrières insecticides permet de protéger un bien existant contre les attaques de termites", détaille l'ONT.
Le traitement curatif de biens existants, quant à lui, correspond à l'élimination des termites présents dans un bâtiment, ou sur un terrain. Celle-ci s'opère de deux manières : via des barrières insecticides, ou des pièges-appâts insecticides. La première, efficace rapidement et pour plusieurs années, n'élimine pas totalement la colonie, qui peut continuer à évoluer autour d'un bâtiment. La seconde technique vise à détruire une colonie de termites souterrains qui s'attaque à la construction.
Parmi les solutions existantes, par exemple, Sentri Tech (leader mondial de la fabrication et de la mise en marche anti-rongeurs), a développé un appât se présentant comme un bâtonnet, ou une petite boîte, comportant des éléments à base de cellulose qui attirent les termites. Seulement, une fois que les parasites commencent leur festin, ils ingèrent du même coup, un inhibiteur de mue qui agit comme une bombe à retardement. Les termites malades vont alors en contaminer d'autres avant de mourir, disséminés çà et là. Détail important, puisque l'absence de concentration de cadavres autour d'une source de nourriture n'éveille pas les soupçons des termites. Côté dommage collatéraux, Sentri Tech l'assure, le produit ne viendrait pas polluer l'environnement proche et les résidus seraient "infimes".
En effet, le piège peut apparemment être laissé, même après désinfestation, pour prévenir une future attaque. "Avant nous mettions d'abord du bois dans les pièges pour faire venir les termites. Ensuite nous rajoutions un produit, mais qui était friable et qui pouvait se diluer dans la nature. Il fallait donc le retirer une fois les termites éliminés. Maintenant, le produit est encapsulé et ne s'effrite pas", affirme Coline Sicaud de chez Dow AgroSciences (entreprise américaine spécialisée... dans les pesticides agricoles, qui a participé à l'élaboration de l'appât). Donc attention, cela reste un produit potentiellement à risque. Il convient de le manipuler avec précaution.

Des alternatives naturelles

D'ailleurs, pour un traitement efficace et durable dans le temps, l'Observatoire Nationale Termite invite les particuliers à faire appel à des professionnels. Dans le meilleur des cas, certifiés par l'institut technologique FCBA. Si vous choisissez de le faire seul, petit conseil : repérez les traces caractéristiques du passage d'une colonie de termites, et posez des pièges près des zones infestées !
Il est à noter que pour éviter de détruire les termites à grand renfort de chimie, des insecticides naturels existent, ainsi que des solutions maisons comme disposer des cartons humides pour les attirer et piéger, ou même d'introduire des nématodes, de petits vers redoutables contre les termites. Mais chimiques ou naturels, tous ces traitements, plus ou moins efficaces, ne sont jamais définitifs. D'où l'importance d'un contrôle régulier après traitement.
Termites : comment les repérer et s'en protéger ?
 
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