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Sécurité électrique : les Français négligent les risques d'incendie

Par Victor Miget
,
le 3 juillet 2017
Les Français négligent les risques d'incendie
Les Français négligent les risques d'incendie © ThinkStock Photos
Depuis le 1er juillet 2017, le diagnostic électrique est obligatoire pour les logements mis en location, situés dans des immeubles collectifs, dont les permis de construire ont été émis avant le 1er janvier 1975. L'occasion de refaire un petit point sécurité de ses installations.
La situation apparaît comme paradoxale. Alors que chaque année 50.000 incendies d'habitations sont causés par d'une source électrique, un sondage YouGov réalisé pour le GRESEL (Groupe de Réflexion sur la Sécurité Electrique dans le logement), avance que 9 Français sur 10 ne s'inquiètent pas de leur installation. De plus, selon les chiffres de l'ONSE (Observatoire National de la Sécurité Electrique), les 2/3 des logements de plus de 15 ans ne seraient pas sans dangers.
Pour tenter d'apporter une solution au problème, le diagnostic électrique obligatoire est entré en vigueur au 1er juillet 2017, pour certains logements mis en location. En effet, depuis quelques jours déjà, le diagnostic des installations électriques doit se faire pour toute location dans un immeuble collectif, ayant un permis de construire émis avant le 1er janvier 1975. L'obligation, elle, s'étendra à tous les logements à partir de juillet 2018. Le diagnostic, valide pendant 6 ans, doit, quant à lui, être réalisé par un professionnel certifié.
Un diagnostic qui fait d'une pierre deux coups, puisque que le GRESEL (groupe qui réunit des organisations de consommateurs et des professionnels de la filière électricité) avance qu'il va : "favoriser la prise de conscience de la vétusté des installations électriques en France, notamment dans le parc locatif ancien".
Qu'est ce qu'une installation à risques ?
Avant diagnostic, le particulier peut constater si une installation électrique est défectueuse ou non par divers signes évidents. Prises arrachées, fils dénudés, « coups de jus », absence de disjoncteur général... Mais aussi, moins évidents, car plus complexes, l'absence au tableau électrique de dispositif différentiel à haute sensibilité 30 mA (pour la détection des fuites de courant), présence de prises électriques sans broche de terre, présence de fusibles et non pas de disjoncteurs au tableau électrique...
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